La cour de Skikda a rendu, jeudi dernier, dans le scandale de l’affaire Somik, mise en appel. Cette dernière est une société de maintenance industrielle, filiale de Sonatrach, basée au pôle des hydrocarbures de la wilaya de Skikda.

Selon le quotidien Liberté, les 35 accusés dans l’affaire, travaillent majoritairement pour la société Somik. Ces derniers sont poursuivis pour « dilapidation de fonds publics, la mauvaise gestion, abus de fonction, octroi l’attribution d’indus avantages injustifiés dans des marchés publics, la falsification de documents comptables, attribution de marchés non conformes à la législation, disparition d'équipements de pointe coûteux, établissement de faux en écriture, destruction volontaire de documents, d'agents publics pour l'augmentation des prix, blanchiment d'argent, corruption et transfert de capitaux et violation de la réglementation, bénéfice du pouvoir d’agents publics pour la surfacturation ou pour modifier les délais d’approvisionnement ou de réception à leurs profits ».

À cet effet, deux anciens P-DG de l’entreprise, ont été condamnés à une peine de 7 ans de prison fermes. Le bénéficiaire de la plus importante part des marchés, a quant à lui, écopé de la même peine de 7 ans de prison fermes assortie d’une amende de 100 000 DA. Le juge a aussi émis des mandats d’arrêt contre les personnes condamnées suscitées. Le chef du département de production, et le chef du département de l’administration technique et commerciale ont été infligée d’une peine de 5 ans de prison ferme avec la délivrance aussi de mandats d’arrêt.

Une peine de 5 ans de prison fermes a été infligée également à un intermédiaire algéro-américain. 1 an de prison ferme à l’encontre d’un partenaire étranger et 1 an de prison avec sursis à l’encontre d’un sous-traitant de nationalité française, alors que les autres accusés dans cette affaire ont été acquittés.

Il convient de rappeler que la genèse du scandale, qui avait occasionné une perte de plus de 200 milliards de centimes au Trésor public, se rapporte à la construction du méga-train GNL, d'un montant de 2,4 milliards de DA, dans la plateforme pétrochimique de Skikda. Une affaire mise à nu sur une plainte contre X en 2012. Dès lors la Somik avait fait l'objet d'une enquête menée successivement par la brigade économique de la sûreté de wilaya de Skikda et la brigade d'investigation de la Gendarmerie nationale de la même wilaya.

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