La Direction des études et de la prospective des douanes (DEPD) a révélé dans ses dernières statistiques, parues le samedi 15 février, que la France reste le premier client de l’Algérie et la Chine son premier fournisseur.

Ainsi, la France garde toujours sa première position en tant que client de l’Algérie en 2019 avec un volume de 5.5 milliards de dollars de marchandises achetées, avec une progression de 0.5% par rapport à l’année précédente. Elle est suivie de l’Italie avec 4.62 milliards, de l’Espagne et de la Grande-Bretagne avec respectivement 3.99 et 2.29 milliards de dollars.

Par ailleurs, la Chine reste le premier fournisseur de l’Algérie avec 7.65 milliards avec un recul de 2.60 %. Elle est suivie de la France avec 4.7 milliards, de l’Italie avec 3.41 milliards et de l’Espagne avec 2.93 milliards de dollars.

Ces chiffres démontrent, aussi la dépendance de l’Algérie dans ses échanges commerciaux à 5 pays qui représentent à, eux seuls, plus de 50% du volume des importations est exportations. Ils révèlent aussi que les principaux clients de l’Algérie sont essentiellement les pays reliés par un gazoduc, l’Algérie n’exportant presque exclusivement que des hydrocarbures.

Ces statistiques révèlent aussi que la France reste le premier partenaire économique de l’Algérie (premier client et deuxième fournisseur). Elles contredisent les discours des décideurs, qui ont promis de réduire l’influence de la France sur l’Algérie sur tous les plans.

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Il faut rappeler que depuis le début du Hirak, la France est restée discrète. Elle est accusée de complicité par les uns et d’ingérence par d’autres. La France est revenue en force depuis l’installation d’Abdelmadjid Tebboune et la nomination de son nouveau gouvernement, en multipliant les rencontres de haut niveau.

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