Les véhicules de moins de trois ans autorisés à l'importation ne seront pas moins chers. Selon le ministre de l'industrie Ferhat Aït Ali Braham, les prix des véhicules d'occasion seront presqu'aussi élevés que les véhicules neufs, proposés sur le marché algérien.

Le ministre de l'industrie s'exprimait ce mardi au forum du quotidien El Moudjahid. « Le prix des véhicules de moins de trois que le gouvernement a autorisés à l'importation sera proche de celui des véhicules neufs », a estimé Feraht Aït Ali Braham. Ce dernier a précisé cependant que le gouvernement était contraint d'autoriser l'importation des voitures d'occasion dans le but de « libérer le marché ».Il souligne toutefois que les citoyens algériens ne devraient pas s'attendre à des prix bas. Surtout qu'ils sont appelés à les importer de France, d'Espagne et d'Allemagne.

Et il est connu que dans ces pays, les prix des véhicules ne sont pas bas, notamment parce qu'ils n'ont pas beaucoup roulé. Parfois, le kilométrage ne dépasse même pas les vingt kilomètres au compteur. En plus, il faudra prendre en compte les droits de douane ainsi que le prix de la devise au marché noir. C'est ce qui fait globalement que les prix des voitures d'occasion seront presqu'aussi chers que les véhicules neufs, selon les propos du ministre de l'industrie.

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En tout état de cause, selon Ferhat Aït Ali Braham, une commission interministérielle, composée des ministères de l'industrie, des finances et du commerce, est en train de préparer un décret ministériel spécial. Ce dernier va éclaircir les modalités d'importation des véhicules de moins de trois ans.

Rappelons que l’importation des voitures de moins de 3 ans autorisée dans la loi de Finances 2020, sera soumise à certaines conditions. Les particuliers algériens souhaitant importer un véhicule d’occasion auront aussi, à fournir plusieurs documents administratifs et techniques.

Ainsi, les citoyens algériens désireux d’importer des voitures de moins de 3 ans doivent formuler certains documents prouvant notamment que la voiture importée est en bon état de marche, qu’elle n’est pas volée et qu’elle respecte les normes environnementales.

L’acquéreur d’un véhicule d’occasion importé de l’étranger devra présenter aux contrôleurs du ministère de l’Industrie et des Mines, un document qui tient compte de son impact sur l’environnement. Un autre document qui prouve que le véhicule importé n’est pas volé doit être remis à la police des frontières.