La grève surprise déclenchée lundi 17 février par le personnel navigant commercial (PNC) de la compagnie aérienne Air Algérie a causé de fortes perturbations dans le trafic aérien, particulièrement à l'aéroport d'Alger. En effet, la compagnie nationale a dû annuler 40 % de ses vols uniquement durant cette première journée de débrayage.

C'est ce qu'a dit le conseiller du directeur général d'Air Algérie, Mohamed Cheref, qui n'a pas manqué de rappeler l'illégalité de l'action du syndicat des PNC. Une action illégale parce qu'elle n'a pas été précédée par un préavis de grève, comme le stipule la réglementation.

L'on a appris également que le transporteur aérien a annulé dix vols, dont sept internationaux. Des vols qui devaient desservir des aéroports de France, de Belgique, d'Espagne et d'Egypte. Cela en plus des perturbations qui ont amené la direction à utiliser des gros avions pour transporter le plus de voyageurs possible, notamment depuis Alger.

Une grève illégale, selon la direction d'Air Algérie

Aussi, la direction d'Air Algérie a rendu public un communiqué le même jour pour dénoncer ce mouvement de grève. "Air Algérie tient à informer l'opinion publique qu'elle fait face depuis ce matin à une grève illégale du personnel navigant commercial", indique la compagnie nationale dans son communiqué publié sur sa page Facebook.

Elle précise que le débrayage des PNC a engendré de grandes perturbations et l'annulation de plusieurs vols. "Cette grève a été initiée par le SNPNCA (Syndicat national du personnel navigant commercial algérien) dont les membres ont empêché les personnels navigants commerciaux d'accomplir leurs vols", précise encore Air Algérie.

La direction d'Air Algérie de mauvaise foi ?

Enfin, Air Algérie qualifie ce mouvement de "prise d'otage des usagers". Elle dit aussi ne pas tolérer le déclenchement de l'arrêt de travail "sur simple SMS sans avoir au préalable respecté les procédures réglementaires et légales régissant le droit de grève". Les revendications du syndicat concernent principalement les salaires, ajoute la direction.

Par ailleurs, les initiateurs de l'action de protestation n'ont pas vraiment communiqué sur leur mouvement. Mais sur la page Facebook de la compagnie, certains commentaires émanent visiblement des employés d'Air Algérie soutenant la grève. Des commentaires qui dénoncent la "mauvaise foi" de la direction qui ne parlent que de la question des salaires. Mais les auteurs de ces commentaires ne donnent pas les autres motifs de la grève.