Le ministre des Affaires étrangères Sabri Boukadoum a enfin décidé d'évoquer les quinze jeunes harraga qui n'ont plus donné signe de vie depuis qu'ils ont quitté l'Algérie en septembre 2017, et ce, à partir des côtes de Boumerdes. Il s'est exprimé sur la question dans sa réponse à un député de l'APN.

Selon le chef de la diplomatie algérienne, ses services ont contacté toutes les représentations diplomatiques et consulaires algériennes dans le but de connaître le sort des quinze jeunes qui avaient tenté l'immigration illégale, depuis une plage de Boumerdes, à l'est d'Alger.

Selon ses propos, le ministère des Affaires étrangères a pris attache avec les représentations diplomatiques de l'Algérie en Tunisie, au Maroc, en Espagne et en Italie. Il leur a demandé de prendre les mesures nécessaires en direction des autorités de ces pays dans l'objectif d'obtenir toute information sur les jeunes disparus. Cela, aussitôt saisi par les familles des jeunes harraga, précise-t-il.

Aussi, Sabri Boukadoum a fait savoir que jusqu'à présent, aucune information n'est parvenue prouvant la présence de ces jeunes dans l'un de ces pays. Il a souligné en outre que les autorités tunisiennes ont catégoriquement démenti la présence d'Algériens dans les prisons de Tunisie. Ils ont démenti dans des correspondances officielles, a-t-il précisé. Il s'est également appuyé sur la déclaration faite à Alger par le président tunisien Kaïs Saïed. Lui qui avait affirmé qu'il n'y avait aucun Algérien dans les prisons tunisiennes.

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Enfin, Boukadoum a ajouté que son département ne ménagera aucun effort pour connaître le sort de ces jeunes Algériens. Il restera en contact constant avec leurs familles pour leur fournir tout nouveau rebondissement dans cette affaire.