Le prix du baril de Brent, référence du pétrole algérien, poursuit sa hausse, entamée depuis plus de dix jours. L'or noir a effectivement touché la barre des 60 dollars le baril avant de redescendre à 59,12 dollars. Soit une hausse de 2.32 % en une semaine. Auparavant, il a connu une forte baisse engendrée par l'épidémie du coronavirus qui frappe la Chine depuis plusieurs semaines.

Selon les experts, cette hausse s'explique par trois événements majeurs. Il s'agit d'une réaction au ralentissement de la propagation du coronavirus, rebaptisé Covid-19, dans l'Empire du Milieu. Aussi, l'instabilité en Libye a favorisé cette hausse des prix du pétrole. D'autant plus que les forces du maréchal Haftar continuent à bloquer certains champs et terminaux pétroliers, notamment à l'Est du pays. Selon un spécialiste, cela représente environ un million de barils par jour en moins sur le marché.

Il y a également un autre facteur qui favorise l'augmentation du prix du baril de l'or noir. Ce sont les sanctions américaines contre le plus grand producteur russe de pétrole, en l'occurrence la société Rosneft. Cette entreprise de Russie est accusée d'avoir vendu du pétrole de la société publique vénézuélienne. Ces sanctions ont beaucoup aidé les cours du pétrole sur le marché mondial, particulièrement le Brent algérien.

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"Le marché relègue au second plan les craintes liées au coronavirus et se concentre sur les menaces d’approvisionnement et les risques géopolitiques" a affirmé un analyste. Pour un autre, ce sont les mesures de la Banque centrale chinoise qui annonce une reprise économique dans ce pays. Une reprise synonyme de consommation supplémentaire de pétrole qui favorise la hausse du prix du baril. De même que les perspectives de nouvelles coupes dans la production, programmées par les pays producteurs, notamment ceux de l'OPEP.

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