Les cours du pétrole continuent de baisser à cause des informations inquiétantes sur la propagation du coronavirus. En effet, le Brent est passé sous la barre des 54 dollars, le mercredi 26 février, alors que le baril sur la Bourse ICE Futures Europe a chuté de 2,4 % lors de la session de cotation précédente.

Ainsi, le prix du baril du pétrole a atteint son niveau le plus bas depuis janvier 2019. Ce contexte de peur d’une pandémie a fait chuter les contrats à terme à New York à leurs plus bas niveaux depuis longtemps. Ils ont perdu mardi 1,4 % de leur valeur, et baissé de plus de 7 % au cours des trois jours précédents.

Cette situation ne risque pas de s’améliorer de sitôt, selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui prévoit de sombres perspectives du marché pétrolier. L'AIE a alerté sur la détérioration de la demande en hydrocarbures et affirme que les prix de l’or noir vont encore baisser.

Quant à Eugen Weinberg, analyste pour Commerzbank, il affirme que « les craintes d’une pandémie mondiale de Covid-19 se multiplient suite aux dernières informations en provenance de l’Europe et des Etats-Unis, et affectent également les marchés financiers : la confiance des investisseurs en souffre fortement ». Ces alertes mettent les pays producteurs devant le fait accompli. Leur réunion la semaine prochaine relève ainsi d’une grande importance. Ils seront dans l’obligation de réduire la production de façon plus considérable et plus longue pour contrer un effondrement de la demande.

Conséquences sur l'économie algérienne

Cette situation qui sanctionne les pays producteurs de pétrole aura un grand effet sur l’économie algérienne. En effet, cette dernière, qui est exclusivement dépendante de la rente des hydrocarbures, verra les revenus en devises reculer.

Cette nouvelle crise compliquera davantage les plans du gouvernement en place qui rencontre déjà d’énormes difficultés à relancer une économie en ruine.

Lire aussi : Le Coronavirus fait chuter les prix du pétrole