Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sid Ali Khaldi, a rompu le silence, jeudi 27 février, sur l'affaire Mustapha Berraf, ex-président du comité olympique algérien (COA). 

Ce dernier est accusé d'avoir salué l'hymne national israélien lors du tournoi international de judo qui s'est déroulé, du 8 au 9 février derniers, à Paris (France). Réagissant à cette affaire, Sid Ali Khaldi s'est contenté de rappeler que « la Palestine est une ligne rouge et la nouvelle République est basée sur le renouvellement et la succession du pouvoir », lors d'une séance à l'Assemblée populaire nationale.

Bien que brève et implicite, la déclaration du jeune ministre condamne clairement l'attitude de l'ex-responsable du COA, qui a fait naître une vive polémique aux relents de scandale, notamment sur les réseaux sociaux, au lendemain de sa salutation de l’hymne national d'Israël, lors de ladite compétition sportive. 

Il est utile de souligner que le premier responsable du secteur des sports avait refusé de recevoir l'ancien président du Comité olympique, Mustapha Berraf, sur demande de ce dernier, en signe de désapprobation de son comportement. Sous le feu de la critique, Mustapha Berraf a fini, mardi 25 février, par annoncer sa démission lors d’une réunion du bureau exécutif de son instance. 

À lire aussi :  Karim Benzema affiche ses ambitions pour la prochaine saison

Cependant, les membres du comité exécutif, dans un communiqué non signé mais avec l’en-tête du COA, ont rejeté à l’unanimité cette décision, demandant au responsable de continuer sa mission, afin de ne “ point perturber la bonne marche de l’instance nationale olympique et la préparation des athlètes aux Jeux olympiques 2020" .

Dans une réponse à cette requête, Mustapha Berraf a confirmé sa décision "irréversible et irrévocable" de quitter l’instance olympique, moins de 24 heures après le rejet de sa démission verbale par le bureau exécutif.

Lire aussi : Algérie : Les dessous de la démission de Mustapha Berraf du COA