La wilaya de Guelma a accueilli, dans la nuit de vendredi 28 à samedi 29 février, trois corps de migrants clandestins qui n’ont pas réussi à rejoindre la rive Nord de la Méditerranée. Ils faisaient partie d’un groupe de 18 personnes disparus en mer depuis plus de deux semaines.

En effet, les corps de ces trois harraga ont été récupérés de la morgue de l’hôpital de Bizerte, en Tunisie. Les malheureux ont échoué sur une plage de cette ville du nord de la Tunisie. Cependant, il n’y a, pour l’instant, aucune information sur les quinze autres Algériens ayant tenté la traversée à partir d’une plage de Chetaïbi, dans la wilaya de Annaba.

Les 18 harraga, à savoir 14 originaires de Guelma et 4 de Annaba, ont quitté la plage de Chetaïbi il y a plus de deux semaines. Depuis, ils n’ont plus donné signe de vie, suscitant l’inquiétude de leurs familles respectives. Ces dernières ont interpellé les autorités publiques pour qu’elles trouvent des renseignements sur leurs enfants. C’est le ministère des Affaires étrangères qui devait agir dans ce sens.

Des proches des harraga se sont déplacés vers Bizerte pour les identifier

En ce qui concerne les trois dépouilles, elles ont échoué sur une plage de Bizerte, avant qu’elles ne soient transférées vers la morgue de l’hôpital de la ville, où les familles des harraga ont dû faire le déplacement pour identifier les leurs.  Et à l’issue de la procédure administrative, les corps ont été acheminés par route pour un dernier voyage de trois heures. Les trois victimes devraient être inhumées ce samedi au cimetière de Oued El Maïz.

Rien n’a filtré sur les circonstances de l’arrivée de ces trois corps sur la rive de la Tunisie. Donc, il ne peut y avoir de déduction sur le sort des quinze autres harraga ayant participé à la même “expédition”. Il est clair, cependant, que l’inquiétude de leurs familles est montée de plusieurs crans depuis la découverte des trois corps en question.

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