La wilaya de Tizi Ouzou, en Kabylie, regorge de richesses touristiques extraordinaires, mais les autorités locales n’arrivent toujours pas à promouvoir le tourisme durable dans la région. Le problème de gestion reste posé, sinon, comment expliquer que plusieurs hôtels publics ont été fermés simultanément pour être rénovés. 

Le manque d’infrastructures, notamment les hôtels, ainsi que la mauvaise gestion sont des facteurs parmi d'autres qui freinent le développement de ce secteur dans cette wilaya à fort potentiel touristique.

En effet, trouver une chambre d'hôtel en dehors du chef-lieu de Tizi Ouzou relèverait presque de l'impossible. La quête est d'autant plus difficile que les cinq plus importants hôtels publics de la wilaya ont été fermés tous à la fois, depuis maintenant plus de trois ans, pour réhabilitation. Le plus préoccupant, c'est que les travaux de restauration avancent lentement au niveau de certains chantiers et n'avancent quasiment pas sur d'autres.

Selon la direction du tourisme et de l'artisanat, “l’hôtel El-Arz de Tala Guilef n’est qu’à 45% d’avancement, les travaux de l’hôtel Tamgout de Yakouren sont toujours à l’arrêt et l’hôtel le Belloua ne sera prêt éventuellement que vers la fin de l’année”.

Au moment où le tourisme ne cesse de s’industrialiser, la Kabylie ne dispose même pas des infrastructures d'accueil de base. "Les moyens de réalisation sont faibles au niveau de notre wilaya. Nous devons aussi offrir un climat de travail encourageant où tous les intervenants peuvent se mobiliser pour réaliser notre programme de développement », a affirmé le wali de Tizi Ouzou Mahmoud Djemâa, lors de la dernière session de l'APW, tenue les 26 et 27 février et consacrée à la question du développement dans la wilaya.

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