Le coordinateur national du Comité national pour la libération des détenus (CNLD), Kaci Tansaout, a fait savoir ce lundi 2 mars que bon nombre d'ex-détenus du Hirak n'ont pas été réintégrés dans leurs postes de travail par leurs employeurs, au motif qu'ils n'ont pas présenté un jugement définitif. 

En effet, le coordinateur national du CNLD, dans un entretien accordé au quotidien francophone El Watan, a déclaré que d'"anciens détenus sont dans une situation très précaire. Leurs familles ont souffert durant leur détention. Leur situation n’a pas changé.

Il y a une raison à cela : les entreprises publiques et privées refusent de les reprendre s’ils ne présentent pas un jugement définitif". Kaci Tansaout cite l'exemple de Brahim Daouadji, ex-détenu de Mostaganem, lequel "bataille", selon lui, avec la direction de l’éducation de sa wilaya pour être réinstallé dans son poste. Vainement. Il en est de même pour Kamel Ould Ali, employé aux Impôts de Tizi Ouzou, informe-t-il. "Seul Khebani Abdelbasset, cuisinier à la wilaya de Tizi Ouzou, a pu reprendre du service.

De nombreux ex-détenus connaissent cette même situation après leur libération. Nous devons tout faire pour qu’ils soient réhabilités et retrouvent leurs emplois et leur dignité », insiste Kaci Tansaout.

Environ 1 400 manifestants poursuivis en justice depuis le début du Hirak

Par ailleurs, dans un bilan rendu public par le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), il est fait état de « 142 détenus d’opinion et politiques encore en détention et de 1345 poursuites judiciaires, toutes liées au Hirak. »
Cependant, admet le CNLD, il est difficile d'avoir le chiffre exact des prisonniers du Hirak à cause d'un "manque d'informations effarant sur les détentions".

Lire aussi : Algérie : Deux détenus du Hirak libérés après avoir purgé leur peine