L'Organisation de coopération et de développement économique tire la sonnette d'alarme et prévient que l'épidémie de coronavirus pourrait avoir de lourdes conséquences sur l'économie mondiale. "Les interdépendances dans l’économie mondiale sont désormais bien plus grandes qu’elles ne l’étaient", indique-t-elle. 

En effet, l’organisation, qui regroupe 36 pays, prévoit une chute de la croissance mondiale à son niveau le plus bas depuis la crise de 2008. La régression risque d’être sévère sur les différentes composantes de l'économie à son échelle mondiale. Ainsi, alerte l'OCDE, l'épidémie de coronavirus pourrait faire baisser la croissance mondiale à 2,4 % en 2020, soit à son niveau le plus bas depuis les crises financières de 2008-2009.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) appelle donc les pays à coordonner leurs actions pour lutter contre cette épidémie, avertissant, au passage, que si le coronavirus continue son expansion en Asie-Pacifique, en Europe et aux Etats-Unis, le produit intérieur brut (PIB) mondial pourrait chuter de 1,5% d'ici fin 2020.

Les conséquences sur l'économie algérienne

Depuis l'apparition de l'épidémie de coronavirus, les cours du pétrole ne cessent de chuter. Cette baisse des prix de l'Or noir est l'une des conséquences directes du ralentissement de l'économie chinoise, plombée par la propagation de l'épidémie. Le baril du Brent, par exemple, est passé sous la barre des 60 $, son prix le plus bas depuis 3 mois.

Une situation alarmante pour les pays producteurs de pétrole, notamment l'Algérie dont l'économie repose principalement sur la rente des hydrocarbures. En effet, les hydrocarbures représentent, à eux seuls, 60 % des recettes du budget et 98 % des recettes d'exportation. Cette crise économique mondiale induite par le virus chinois devraient inciter les responsables algériens à envisager d'autres investissements plus durables, comme l'agriculture et le tourisme.

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