Les prix du pétrole continuent leur chute vertigineuse ce vendredi 6 mars. En effet, le baril du Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 48,64 dollars à Londres, en baisse de 2,70% par rapport à la clôture de jeudi, alors qu’au marché de New York, le baril américain de WTI pour avril perdait 2,55% à 44,73 dollars. 

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Ainsi, cette chute bat tous les records et risque de se poursuivre à cause du coronavirus qui prend des proportions alarmantes. Cette situation devient encore plus compliquée face au blocage au sein de l’Opep. L’Organisation des pays producteurs de pétrole a proposé de diminuer la production de 1,5 million de barils par jour pour freiner la chute des prix, mais elle reste suspendue à la réponse de la Russie qui est réticente pour l’instant. Une position qui alimente les inquiétudes des pays producteurs et surtout ceux qui dépendent de cette ressource.

Devant les risques d’un nouveau choc pétrolier, Moscou a « l’habitude de traîner les pieds en ce qui concerne les engagements en matière de réduction du pétrole et a fait part de sa réticence à s’embarquer dans des baisses plus importantes », a souligné Stephen Brennock, analyste dans le domaine. Le deuxième producteur mondial de brut ne se sent pas concerné par la crise, étant donné que le pays a basé ses prévisions budgétaires sur un baril à 42,4 dollars et répète se satisfaire du niveau actuel des prix.

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Le manque d’enthousiasme de la Russie a des effets néfastes sur les autres pays producteurs, tels que l’Algérie qui est touchée de plein fouet par cette nouvelle crise. Le pays, qui traverse une situation financière délicate, voit ses prévisions revues à la baisse et, surtout, son déficit financier d’aggraver.

Le recul de la production d’hydrocarbures, la forte consommation intérieure et la baisse des cours du pétrole pèsent sur les exportations, tandis que les importations continuent d’augmenter. Le déficit budgétaire devrait se creuser encore plus, en raison de la diminution des recettes des hydrocarbures, d’une nette augmentation des dépenses en capital et du maintien d’un niveau élevé de dépenses courantes.

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