Le verdict est tombé dans la matinée de ce dimanche 8 mars au tribunal de Sidi M'hamed : la Franco-algérienne Yasmine Si Hadj Mohand a été condamnée à deux mois de prison avec sursis, indique le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). Son procès a eu lieu le 1er mars 2020.

La Hirakiste Yasmine Si Hadj Mohand, détenue à la prison d'El Harrach, la même institution pénitentiaire où ont été incarcérés des centaines d'activistes et de militants du mouvement populaire, retrouvera sa liberté ce dimanche 8 mars, selon le CNLD.

Âgée de 36 ans, Yasmine Si Hadj Mohand été arrêtée, pour rappel, à Alger le vendredi 21 février dernier lors de la manifestation célébrant le premier anniversaire du Hirak. Au moment de son interpellation, elle était en train d'enregistrer des vidéos de la marche. Elle a été placée sous mandat de dépôt dimanche 23 février par le tribunal de Sidi M'hamed d'Alger.

Le procureur de la République près le tribunal de Sidi M'hamed avait requis, le 1er mars, six mois de prison ferme à l'encontre de cette jeune Franco-algérienne originaire de la région de Aïn El Hammam, en Kabylie. Elle était poursuivie pour "incitation à un attroupement non-armée".

L'arrestation par la police d’activistes du mouvement de contestation populaire et de journalistes continue. Rien que samedi 7 mars, plusieurs manifestants, dont Samir Benlarbi et le journaliste Khaled Drareni, ont été brutalement interpellés par les services de sécurité lors d'une manifestation. Certains ont été relâches samedi soir alors que d'autres seront présentés ce dimanche 8 mars devant le procureur de la République du tribunal de Sidi M'hamed.

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