La Caisse nationale des retraités (CNR) traverse une crise sans précèdent. En effet, selon les chiffres annoncés par le gouvernement, mardi 10 mars, le déficit de la CNR est de l’ordre de 601,11 milliards de dinars en 2019 et atteindra 1 093,4 milliards de dinars, à l’horizon 2030. Cette mauvaise santé de la CNR menace les Algériens à faible revenu qui représentent plus de trois millions de personnes.

Cette situation se complique avec la situation financière du pays qui subit de plein fouet le chute des prix du pétrole ainsi que le risque d’une récession économique. Elle met le gouvernement devant un véritable défi qui consiste à continuer à verser les retraites. Et ce, même si les caisses de l’Etat se vident à une vitesse vertigineuse alors que les recettes diminuent d’une façon drastique.

Ce déficit remet aussi en cause les mesures du nouveau gouvernement qui a décidé la suppression de l’impôt sur le revenu global. Cette mesure qui devrait toucher près de 2 millions de retraités représente un poids en plus pour une trésorerie déjà très déficitaire. Elle a été prise dans la précipitation pour confirmer « les intentions du gouvernement d’augmenter le pouvoir d’achat des couches les plus défavorisées ».

Mesures gouvernementales

Ainsi, la crise qui s’installe pousse le gouvernement à plus de rigueur budgétaire et à des solutions impopulaires, n’ayant pas assez de marge de manœuvres pour acheter la paix sociale. Ce contexte particulièrement tendu oblige le gouvernement de Abdelaziz Djerad à prendre de nouvelles mesures pour juguler le déficit. Le gouvernement a décidé de s’attaquer à ce dossier épineux. Il a annoncé la création d’un groupe de travail interministériel chargé d’élaborer des propositions de réforme du système des retraites. Une réforme qui s’annonce douloureuse pour les retraités .

À lire aussi :  Tebboune relance un mégaprojet de Cevital bloqué au temps de Bouteflika

Lire aussi : Algérie : Près de 2 millions de retraités concernés par une nouvelle mesure