L’ancien directeur général de la Sûreté nationale (DGSN) Abdelghani Hamel,a rejeté les accusations de corruption portées contre lui  lors de son audience le mercredi 11 mars au tribunal de Sidi M’hamed, dans le cadre de l'affaire de « trafic dans le foncier et enrichissement illicite ». « On m’a accusé d’être un corrompu en 2018 quand j’ai commencé à parler de la corruption et des conditions de lutte contre la corruption », a t-il soutenu. 

L'ex-DGSN a estimé que toute cette affaire a été orchestrée contre sa personne et sa famille. « J’ai été admis à la retraite et j’ai vécu alors une symphonie bien orchestrée et menée par des activistes sur les réseaux sociaux, certaines chaînes de télévision privées et des journaux » . Et de poursuivre : « Ma famille a été victime de l’injustice et de la Hogra. Jamais une famille ne les a subies autant que la mienne depuis 1962 ».

Questionné par le juge sur la manière avec laquelle il a acquis de nombreux biens immobiliers, Hamel a affirmé qu'il ne dispose que d’une maison familiale à Oran, d’un F3 à Hydra (Alger) et d’un autre logement en construction chez le promoteur Sahraoui. Le mis en cause a déclaré qu’il ignorait l’existence de certains biens immobiliers présentés comme sa propriété, comme l'appartement de Staouéli et un lot de terrain à Oran.

Les graves accusations du Trésor public

L'avocat du Trésor public, quant à lui, affirme que l'ancien DGSN et sa famille ont bénéficié de 24 logements à Alger, 25 à Oran, 5 à Tipaza et d'autres encore dans d'autres wilayas. Plus grave, le même avocat, cité par le journal Echourouk, avance que Hamel et sa famille ont causé au Trésor public une perte de 2 000 milliards.

Le procès de Hamel, de son épouse et de ses enfants s'est ouvert mercredi 11 mars au tribunal Sidi M'hamed, à Alger. Il s'est poursuivi encore ce jeudi. Abdelghani Hamel est accusé de « blanchiment d'argent », d'« enrichissement illicite » de « trafic d'influence » et d'« obtention de fonciers par des moyens illégaux ».

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