Le premier ministre Abdelaziz Djerad a déclaré à la Radio nationale, dimanche 15 mars, qu'il n'est pas à écarter que des entreprises du secteur public qui n'arrivent pas à évoluer soit cédées au privé, dans le cadre des réformes menées pour le renforcement des capacités des entreprises publiques.

En effet, Abdelaziz Djerad a affirmé à la radio nationale que le gouvernement est en train de revoir sa politique des entreprises publiques qui, pendant des années, ont été laissées au bord de la faillite. Celles-ci se verront renforcées et soutenue par l’État, note le premier ministre. Et d'ajouter que le gouvernement va enclencher des reformes sérieuses en examinant au cas par cas la situation des entreprises nécessitant le soutien de l'Etat.

« Il existe des entreprises publiques qui méritent d’être renforcées, d'autres qui n'arrivent pas à évoluer et à faire des réformes. Nous sommes en train de voir comment les reprendre ou les céder», indique le Premier ministre en réponse à une question sur la gestion d'entreprise.

Qualifiant l'entreprise de « colonne vertébrale de l'économie nationale», Djerad assure qu'il ne fait pas de « distinction » entre l'entreprise publique et privée. Il regrette fortement le fait que des personnes, qu'il qualifie de « brebis galeuses », aient tiré profit « de la manne pétrolière et de leurs relations avec des pouvoirs politiques antérieurs pour s'enrichir sur le dos des Algériens ».

Il ajoute aussi que les chefs d'entreprise, qui travaillent dans le but de servir la patrie et pour créer de la richesse dans le pays, seront accompagnées financièrement.

En dernier, le Premier ministre a fait savoir que les importations massives seront désormais interdites, et que le ministre de l'Industrie et des mines, Ferhat Aït Ali Braham, est appelé à élaborer une politique de reconstruction d'une industrie nationale qui a été « malheureusement complètement dilapidée ».

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