Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, a assuré que « tous les rassemblements sont suspendus en raison de la propagation du coronavirus ». Il menace les contrevenants de sanctions si les consignes de suspension ne sont pas exécutées, affirme-t-il à la chaîne III de la radio nationale.

Le gouvernement semble vouloir aller vers un nouveau stade de lutte contre le virus Covid-19. D'ailleurs, il prône le passage vers l'interdiction pure et simple des rassemblements. Une allusion à peine voilée aux actions du Hirak en Algérie, notamment les marches du vendredi et du mardi, ainsi que les actions de l'escalade menées le samedi.

Dans le même ordre d'idées, il estime que « la suspension des rassemblements peut également s'orienter vers l'empêchement, si cela s'avère nécessaire ». Cette fermeté du ministre de la Santé pourrait être salvatrice, sans la contradiction constatée avec la position de son collègue des Affaires religieuses. Ce dernier refuse, en effet, de fermer les mosquées et d'interdire les prières collectives. Les demi-mesures que le département de Youcef Belmahdi a prises dimanche 15 mars ne sont pas à même de protéger les fidèles fréquentant les lieux de culte, dénoncent de nombreux observateurs.

A la fin de son intervention, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, menacera ceux qui refuseront l'application de ces mesures voulues comme un rempart contre le coronavirus. « La décision d'interdiction signifie la mise en place de lois punissant les contrevenants », avertit-il.

Pour rappel, l'Algérie compte 54 cas de contamination au coronavirus, selon un bilan présenté au soir du dimanche 15 mars. Ce bilan fait également état de quatre morts parmi les patients, enregistrés, pour trois d'entre eux, parmi la première vague de contaminations, et ce, dans la wilaya de Blida, alors que le quatrième décès a eu lieu à Skikda.

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