Les prix du pétrole continuent leur chute vertigineuse. En effet, le prix du Brent a flanché et est passé au dessous de 28.5 dollars, ce mercredi 18 mars sur les marchés pétroliers. Ainsi, l'or noir est plombé par les mesures prises par l'Arabie saoudite dans sa guerre des prix contre la Russie et les conséquences de la pandémie du coronavirus sur la demande.

Les prix continuent leur descente aux enfers dans cette conjoncture particulière d'une économie mondiale entrée en récession ainsi que le déclenchement d'une guerre des prix entre la Russie et l'Arabie saoudite. La situation est beaucoup plus compliquée avec l'effondrement des bourses mondiales consécutif à la pandémie du coronavirus, plombant les prix des barils de référence Brent et WTI (-12% depuis vendredi).

Cette guerre des prix du pétrole a été ouverte par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, deux alliés majeurs au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Ces deux pays pétroliers ont annoncé leur intention d'inonder les marchés mondiaux d'or noir pour répondre à la décision de la Russie de ne pas baisser sa production. Il faut ajouter à cette guerre, le recul de la demande sur le pétrole à cause des mesures drastiques des Etats pour limiter la propagation du nouveau coronavirus et les gels des voyages.

Economie algérienne et risque d'effondrement

Cette chute des prix du pétrole touche de plein fouet l'économie algérienne exclusivement dépendante de cette ressource naturelle. Elle complique la situation du gouvernement surtout que la loi de finances a été faite à base d'un pétrole à 60 dollars. L'effondrement du marché met aussi en péril les mesures sociales avancées par le chef de l'Etat et la loi de finances complémentaire qui ne peuvent être que caduc, du moment que les ressources financières sont inexistantes et que le déficit budgétaire se creuse de plus en plus.

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