Suite à la décision des autorités marocaines de fermer les mosquées au Maroc afiin de lutter contre la propagation du coronavirus, le salafiste Abou Naïm est monté au créneau et a vivement critiqué cette disposition. Il a notamment dénoncé un pays qui est « devenu un pays de guerre et non de paix ». Des paroles qui lui ont valu une arrestation le lendemain par les forces de l'ordre marocaines, rapporte le média en ligne Bladi.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le salafiste Abou Naïm avait chargé le gouvernement marocain suite à la décision du Conseil supérieur des Oulémas de fermer les mosquées jusqu’à nouvel ordre pour les prières quotidiennes et celle du vendredi. «C’est un scandale !», a-t-il dit, considérant que «l'épidémie n'a pas atteint un niveau dangereux qui nécessite la fermeture des mosquées». Selon lui, cette décision est «illégale du point de vue de la charia». Et d'ajouter que «les conditions nécessaires à une telle mesure ne sont pas remplies ».

Pour le cheikh, les autorités marocaines devraient plutôt penser à «fermer les lieux de jeux de hasard, de ventes d’alcool et de débauche (…) où les maladies mortelles se propagent, au lieu de parler des mosquées».

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La police marocaine arrête le salafiste Abou Naïm

Dans la journée du mardi 17 mars, les forces de l’ordre marocaines ont procédé à l'arrestation du salafiste Abou Naïm. C'est ce qu'a annoncé la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à travers un communiqué. D'après ce dernier, les propos du cheikh sont «incitants à la haine et menaçants à l’égard des citoyennes et des citoyens». Le même communiqué ajoute que les propos du salafiste contiennent aussi des menaces «de commettre des actes dangereux portant atteindre à l’ordre général» et une «excommunication de l’Etat et de ses institutions».

Le mis en cause se trouve en détention provisoire. La BNPJ indique l'ouverture d'une enquête sous la supervision du parquet près le tribunal d’appel de Rabat chargé des affaires de terrorisme et de radicalisation.

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