Le ministre de l’Energie a annoncé que les recettes de l'Algérie ont atteint 5 milliards de dollars jusqu'au mois de février dernier. Mohamed Arkab révèle ainsi que le trésor public a perdu un milliard de dollars en deux mois à cause de la pandémie de coronavirus ainsi que de la baisse de la demande européenne sur le gaz, du fait des conditions climatiques.

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Le ministre de l’Energie, qui s’est exprimé à la Télévision nationale (ENTV) jeudi 19 mars, a expliqué cette chute de recettes par la crise économique mondiale, causée par la pandémie de coronavirus. Il a précisé que, « selon les rapports qui nous sont parvenus, les recettes de l'Algérie générées par les hydrocarbures ont atteint jusqu'à fin février dernier 5 mds usd, alors que les prévisions initiales annonçaient 6 milliards de dollars, soit -1 milliard usd par rapport à ces prévisions ».

Le ministre ajoute que les conditions climatiques du continent européen ont aussi contribué à la chute des recettes. « Nous avons perdu 18% de la demande européenne sur le gaz naturel algérien par rapport à l'année passée, sachant que le marché européen est le principal destinataire du gaz algérien. Ce recul est justifié par la hausse notable des températures en Europe », a-t-il ajouté.

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Par ailleurs, le ministre a assuré les Algériens que le gouvernement ne restera pas les bras croisés devant cette situation. Il affirme : « Nous ferons en sorte que la crise actuelle du marché pétrolier ne perdure pas, afin de préserver nos revenus, d'autant que nos prévisions pour cette année annoncent 34 mds usd de recettes ». Mohamed Arkab assure aussi que des études et rapports sur l’économie mondiale prévoient une augmentation de la demande sur le pétrole au deuxième semestre de l’année grâce à la relance de l’économie chinoise.

L’Algérie otage de l’économie mondiale

La crise économique que traverse le monde, en général, et l’Algérie, en particulier, révèle la fragilité de l’économie algérienne et sa quasi-dépendance aux puissances étrangères. La dépendance du pays aux hydrocarbures et les perturbations du marché pétrolier ont laminé les recettes en devise de l’Algérie. Le pays se retrouve paralysé et surtout sans ressources pour affronter les déséquilibres budgétaires à venir.

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