L'ex-sélectionneur algérien Rabah Madjer a réagi à la polémique suscitée par un article du quotidien francophone Le Soir d'Algérie concernant les huit millions de dinars de l'ANEP destinés à ses journaux El Balagh et El Balagh Riadhi. Sur le site spécialisé Dzfoot, l'ancienne star de Gijon critique violemment le quotidien, tout en démentant les accusations portées à son encontre.

« Je n’aurais jamais pu imaginer que les gens pouvaient être mauvais à ce point. Ce n’est pas possible. Comment peut-on débiter des mensonges juste pour faire vendre ? Salir les gens et leur réputation pour quelques dinars de plus », a affirmé Madjer en faisant allusion au quotidien en question.

Il semble plus affecté depuis que les médias étrangers ont repris l'information. Et il le dit sans gêne. "Cette histoire inventée de toutes pièces a en plus été reprise dans les médias étrangers. Donc, ce n’est pas qu’en Algérie. On porte atteinte à mon image aussi à l’étranger et je ne peux pas permettre ça", a-t-il estimé, reprenant juste après ses critiques contre le journal. Pour lui, Le Soir d'Algérie perd son lectorat, donc, il veut le récupérer sur le dos de Rabah Madjer. "Le journal algérien francophone qui a publié ça a tendance à être oublié et donc, ils se sont dits qu’on va se faire de l’argent sur le dos de Madjer pour refaire surface", a-t-il asséné.

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La critique virulente de Rabah Madjer

Qu'en est-il au juste ? Rabah Madjer est accusé d'avoir empoché huit millions de dinars en guise de créance de l'Agence nationale de l'édition et de la publicité (ANEP). Selon l'accusation, l'ANEP aurait versé cette somme aux deux anciens journaux de Madjer, en l'occurrence El Balagh et El Balagh Riadhi, à une période où les deux médias avaient cessé leur parution. Accusé donc d'escroquerie envers l'Etat.

Mais le mis en cause dément totalement cette accusation, précisant qu'à la période indiquée, il n'était plus le propriétaire des journaux. "L’ANEP a depuis publié un démenti les décrédibilisant et le fameux journal n'a pas retiré ce qu’il a dit pour autant. Ce que l’ANEP affirme, c’est qu’il existe bien un chèque d’un milliard et de quelques millions de centièmes. Et ce chèque-là est resté en possession de l’ANEP, ce n’est jamais sorti ou versé à la société d’El Balagh. Et c’est eux qui le disent, moi je n’invente rien", souligne encore l'homme à la talonnade.

Rabah Madjer suggère enfin qu'il y a des gens derrière ce scandale, sans pour autant les identifier. "On veut salir mon nom. Depuis que j’ai quitté la sélection, on n’a pas arrêté de me chercher et créer des problèmes. Qui c’est qui se cache derrière tout ça ? Le manipulateur, qui est-ce ? Car c’est bien de la manipulation", accuse-t-il par ailleurs.

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