Le gouvernement algérien a établi une liste de dix-sept produits interdits à l’exportation. Cette mesure temporaire est effective « jusqu’à la fin de la crise », révèle ce lundi 23 mars le média en ligne TSA. La décision intervient à la suite des instructions du Chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune.

Ainsi, la liste des produits interdits à l’exportation comporte des produits alimentaires et médicaux. Il s’agit de « la semoule, la farine, les légumes secs et le riz, les pâtes alimentaires, les huiles, le sucre, le café, l’eau minérale, le concentré de tomates, les préparations alimentaires, tous les produits laitiers, y compris ceux destinés aux enfants, les légumes et les fruits frais, les viandes rouges et blanches», indique la même source. En plus de ces produits, le gouvernement annonce également l’interdiction à l’exportation des « équipements médicaux et paramédicaux, les médicaments et les produits pharmaceutiques, les produits d’hygiène corporelle et les détergents ménagers ».

L’Algérie compte sauvegarder son stock

Le même média précise que « l’interdiction d’exporter tout produit stratégique, soit médical ou alimentaire, jusqu’à la fin de la crise» a pour but de « sauvegarder le stock stratégique national ». Il faut dire que les Algériens ont pris d’assaut les magasins d’alimentation générale ces derniers jours. De plus en plus inquiets de l’évolution exponentielle de la pandémie, les citoyens s’approvisionnent en denrées alimentaires en grosses quantités.

La peur qu’un confinement général ne soit décrété est bien présente. Néanmoins, le Chef de l’Etat, Abdelmajdid Tebboune avait rassuré les Algériens en les conseillant de ne pas stocker les produits alimentaires affirmant « que l’Algérie disposait d’un stock assez suiffant pour gérer cette période ». En outre, le président de la République avait promis des poursuites contre toute personne qui tente de monopoliser les marchés des produits alimentaires.