Plus de 200 ressortissants algériens se trouvent bloqués à l'aéroport d'Istanbul, en Turquie. Ces derniers étaient inscrits sur des vols de la compagnie aérienne locale. Ils n'étaient donc pas concernés par de l'opération de rapatriement organisée ces derniers jours par Air Algérie.

Livrés à eux-mêmes, ces Algériens ne savent plus à quelle autorité s'en remettre. Ils ont organisé, dans la soirée de dimanche 22 mars, un mouvement de protestation pour exiger leur rapatriement. Les autorités turques n'ont pas répondu à leurs appels de détresse. Ils ont dû passer la nuit à l'aéroport et dormir à même le sol, dans l'espoir d'une prise en charge de leur cas. Ils lancent un véritable SOS aux autorités algériennes pour les rapatrier.

Pour rappel, l'Algérie avait programmé ces derniers jours plusieurs liaisons aériennes et maritimes pour transporter ses ressortissants bloqués dans différents pays étrangers. Il faut dire que des centaines de ressortissants et autres voyageurs algériens ont été pris de court suite à l'annulation et la suspension des liaisons aériennes et maritimes vers les pays étrangers, à cause du coronavirus.

La compagnie Air Algérie, citée par le journal arabophone El Bilad, indique que la décision de rapatrier ces "laissés-pour-compte" bloqués en Turquie revient aux autorités du pays. L'entreprise ne peut pas décider unilatéralement d'envoyer un avion en Turquie.

Notons que le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a fait état, dimanche 22 mars, de pas moins 7 500 immigrés rapatriés depuis mercredi. Ces personnes ont été transportées à travers "21 vols et deux dessertes maritimes", a indiqué le ministère, précisant que "7 hôtels publics, 44 hôtels privés ainsi que 5 autres infrastructures publiques (cités universitaires, auberges de jeunesse et dortoirs, etc.)" ont été mobilisés pour leur confinement.

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