La cour de Ruisseau à Alger a prononcé une peine d'une année de prison ferme à l'encontre de Karim Tabbou, et ce, en l’absence de ses avocats. Le militant politique qui a eu un pic de tension lui ayant provoqué des convulsions et une paralysie faciale, n'a pas pu assister au procès. Il ne sortira donc pas de prison le jeudi 26 mars, comme prévu.

Karim Tabbou avait été jugé lors de son premier procès, le 4 mars, au tribunal de Sidi M'hamed. Une semaine après, le verdict est tombé. L'homme politique a été condamné à une peine d'un an de prison( six mois fermes et six mois avec sursis), entre autres pour « atteinte au moral de l’armée ». Il devait ainsi comparaître une deuxième fois ce mardi 24 mars avant de sortir de la prison de Koléa le jeudi 26 mars. Néanmoins, le juge d'instruction près la cour de Ruisseau en a décidé autrement.

Le procès a eu lieu en l'absence de Karim Tabbou et de ses avocats

Par ailleurs, le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) a fait savoir, via sa page Facebook, qu'une délégation des avocats de la défense des détenus s'était déplacée auprès du procureur général de la Cour de Ruisseau (Alger), afin de demander le report du procès en appel en l'absence des avocats qui n'en ont pas été informés. Une requête refusée par le le juge. Ce dernier a, en effet, tranché que le procès aura bel et bien ce mardi. D'après l’un de ses avocats, Abdelghani Badi, le coordinateur de l’UDS, Karim Tabbou, a eu un malaise suite à cette annonce. Il a été évacué vers la clinique de la Cour.

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Malgré les soucis de santé de M. Tabbou, le juge a insisté sur la programmation du procès. Il a finalement prononcé une peine d'une année de prison ferme à l'encontre du militant politique.

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