L'administration pénitentiaire de la prison de Koléa a empêché ce mercredi 25 mars un groupe d'avocats à rendre visite à Karim Tabbou. Selon une publication sur Facebook de son frère, les membres de la défense du coordinateur de la Union démocratique et sociale (UDS, non agréé) sont revenus bredouille.

En effet, selon Djaffar Tabbou, la raison invoquée est la présence du détenu à l'infirmerie. "Les avocats se sont déplacés ce matin à la prison de Koléa pour rendre visite à Karim. Ils n'ont pas pu le voir sous prétexte qu'il est toujours à l'infirmerie" indique avec une certaine amertume le frère de Karim Tabbou.

Pour rappel, le chef de l'UDS a eu un malaise mardi 24 mars au siège de la Cour d'Alger. Il a eu un pic de tension ayant causé des convulsions et une paralysie faciale, selon l’un de ses avocats, Abdelghani Badi. Malgré son évacuation, le juge de la Cour d'appel a quand-même maintenu le procès alors que ses avocats n'étaient même pas informés de sa tenue.

Tabbou ne sortira pas le 26 mars

Le militant a été condamné à une année de prison ferme. Il ne sortira donc pas jeudi 26 mars comme sa famille et ses fans l'attendaient. Cela a provoqué un tollé dans les médias et sur les réseaux sociaux. Les avocats de Tabbou, notamment Mostefa Bouchachi, a évoqué une grave dérive de l'institution judiciaire.

À lire aussi :  Centre TCF à Alger : Nouvelle adresse et nouvelles procédures

Le tribunal de Sidi M'hamed d'Alger a déjà condamné Karim Tabbou à une année de prison dont six mois avec sursis. Son procès a eu lieu en première instance le 4 mars dernier alors que le verdict a été prononcé le 11 du même mois. il devait donc sortir le 26 mars mais voilà que le coup de théâtre de mardi a eu l'effet d'une bombe, en plein crise sanitaire.

Lire aussi : Karim Tabbou victime d’un malaise à la cour d’Alger