Des mesures préventives supplémentaires ont été prises par les autorités algériennes afin d'endiguer la propagation du coronavirus. Ces mesures, entrées en vigueur le mardi 24 mars, consistent en un confinement partiel pour Alger accompagné d'un couvre-feu et un confinement total pour la wilaya de Blida, le premier foyer où est apparu le virus en Algérie. Mais qu'en est-il des autres régions ?

Pour le Pr. Smaïl Mesbah, membre du Comité scientifique en charge de la lutte contre le coronavirus au ministère de la Santé, les décisions prises par les autorités pour freiner la propagation du virus Covid-19, ne sont plus des recommandations mais des mesures obligatoires. Il appelle dans le même sillage les Algériens au respect de ces décisions afin de contrôler la crise sanitaire à laquelle fait face le pays.

Invité à la Radio Chaîne 3, le Pr. Smaïl Mesbah, estime que, dans le but d'éviter la propagation du coronavirus à d'autres régions, le confinement de la population sera décidé à chaque fois qu'une transmission locale serait enregistré, expliquant que ces mesures de confinement « ne sont pas conditionnées par l'apparition d'un premier cas, mais par une transmission locale avérée ». Donc, le confinement risque de ne pas rester limité à Blida et à Alger.

Renforcement graduel des mesures de prévention contre le coronavirus

Le Pr. Smaïl Mesbah a précisé que la stratégie mise en œuvre par l'Algérie dans la guerre contre le coronavirus consiste en un renforcement graduel des mesures de prévention. Expliquant qu'aucun virus n'a connu pendant ces trente dernières années une telle vitesse de propagation, le Pr. Smaïl Mesbah invite les Algériens à prendre conscience de « l'importance du respect de toutes les mesures de prévention au niveau individuel et collectif ».

Par ailleurs et concernant le traitement à la Chloroquine, le Pr Smaïl Mesbah a affirmé que c'était une prescription « encadrée » et que l'administration de ce traitement se ferait uniquement dans un « milieu hospitalier dans les services spécialisés » et se ferait sur une durée de cinq à sept jours et sous une surveillance médicale stricte. Il notera en outre que le traitement sera administré aux formes sévères pour leur éviter des complications plus graves, tandis que les cas bénins n'auront pas besoin du traitement « puisqu'ils guériront naturellement » avait-il précisé.

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