Un ressortissant algérien fait partie de la longue liste des personnes décédées jeudi 26 mars en France des suites du coronavirus. Il s'agit d'un père de famille, âgé de 46 ans et originaire de la région d'Iflissen, dans la wilaya de Tizi Ouzou, en Kabylie. Il a succombé au Covid-19 après plusieurs jours de lutte.

Contacté par ObservAlgérie, un de ses cousins a révélé que le défunt, établi en France, souffrait d’asthme. La même source signale que sa dépouille se trouve toujours à la morgue de l'hôpital où il a été admis après avoir été testé positif au Covid-19. On apprend que sa famille veut la transférer à son village natal pour son enterrement.

Son vœu risque, toutefois, de ne pas être exaucé, étant donné que les aéroports sont fermés en France et que les vols exceptionnels sont très rares vers l'Algérie. Il faut rappeler que la compagnie aérienne algérienne et son homologue française ont suspendu leurs liaisons entre les deux pays depuis la propagation du coronavirus.

Autre temps, autre mœurs

Il serait inutile de dire qu'un décès dû au coronavirus est un cas spécial. En Algérie, les contaminés qui succombent à la maladie sont enterrés à huis clos, comme c'est le cas dans d'autres pays.  Cela fait partie des mesures de précaution prises pour éviter la propagation du virus.

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La famille du défunt devra sans doute se résoudre à l'inhumer en terre française. En temps normal déjà, transférer le corps d'un ressortissant algérien mort en France relève d'un véritable parcours de combattant.

Il y a lieu de souligner que, jusqu'à vendredi, deux immigrés, originaires de Kabylie, sont décédés en France. L'un a été signalé jeudi 26 mars et l'autre le lendemain. Leurs familles respectives "espèrent" récupérer leurs dépouilles en fin de semaine.

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