L'institut Pasteur d'Algérie est accusé d'avoir commis une erreur flagrante de diagnostic sur un cas suspecté de coronavirus. C'est le député RND Hakim Berri qui en a fait la révélation dans un communiqué à travers lequel il tire la sonnette d'alarme sur l'éventuelle contamination de nouvelles personnes, faute d'un dépistage fiable.

Le sujet en question a été testé négatif une première fois avant qu'un deuxième test ne révèle qu'il était finalement positif au virus. Entre les deux résultats, il est entré en contact avec plusieurs personnes, avertit le député.

Cela s'est passé dans la wilaya de Batna, plus précisément dans la localité de Barika. Le cas suspecté de coronavirus a été testé négatif par l'Institut Pasteur d'Alger. Un premier résultat qui avait dissuadé le personnel médical et les proches du contaminé, ayant foi en l'analyse de l'IPA, de prendre des dispositions préventives avec le malade.

Le deuxième test a donc révélé que le sujet était finalement porteur du coronavirus, ce qui fait craindre maintenant un nouveau foyer d'épidémie dans cette wilaya de l'Est du pays. C'est le danger sur lequel alerte justement le député Hakim Berri. Ce dernier appelle toutes les personnes ayant été en contact avec le malade à se faire dépister.

Pour rappel, le nombre des personnes atteintes du coronavirus (Covid-19) dans la wilaya de Batna est passé, lundi 30 mars, à 7 cas, après le recensement de 2 patients supplémentaires. La capitale des Aurès fait partie des 9 wilayas concernées par le confinement partiel, instauré par les autorités algériennes pour endiguer la propagation du coronavirus. En effet, à l'instar des wilayas d'Alger, Tizi Ouzou, Tipaza, Setif, Oran, El Oued, Medéa et Boumerdes, Batna est soumise à un couvre-feu 19h à 7h.

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