Le président de l’Union nationale des jeunes investisseurs (UNJI) a affirmé que les petites entreprises font face à d’énormes difficultés financières. En effet, Riyadh Tenka a indiqué, dans une interview accordée au journal arabophone Echorouk et parue ce jeudi 2 avril, que 90 000 entreprises risquent la faillite à cause de la crise économique, aggravée par la pandémie de coronavirus.

Riyadh Tenka a souligné que la majorité ont cessé partiellement ou totalement leurs activités dans cette conjoncture marquée par la pandémie de Covid-19. Il révèle que les entreprises les plus touchées sont celles qui ont bénéficié des dispositifs de l’aide à l’emploi ANSEJ et ANGEM qui ne peuvent rembourser leurs crédits. Le président de l’UNJI signale que ces entreprises étaient déjà dans une mauvaise posture bien avant la pandémie. cette dernière n’a donc fait que compliquer leur situation.

Riyadh Tenka estime que ces 90 000 entreprises, activant dans différents secteurs économiques, avaient commencé à bénéficier de l’aide du gouvernement avant cette crise, pour se relancer. Une aide qui s’avère insuffisante dans cette conjoncture, à cause de l’arrêt de l’activité économique.

Le président de l’UNJI interpelle les pouvoirs publics afin de mettre en place de nouvelles mesures pour le sauvetage des petites entreprises. Il appelle le gouvernement à rééchelonner les dettes et à exonérer les entreprises de leurs contributions à la caisse de la sécurité sociale et des impôts pour celles qui payent encore.

Riyadh Tenka conclut que, malgré cette crise ayant induit la paralysie de plusieurs secteurs, notamment le transport et le bâtiment, les entreprises contribuent à lutter contre la pandémie. Il signale que des centaines ont investi dans la production de masques, bavettes et produits désinfectants et que d’autres se chargent du transport du personnel médical et aussi du ravitaillement des populations.

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