Les autorités saoudiennes ont appelé, mardi 31 mars, la communauté musulmane à travers le monde à suspendre les préparatifs du Hadj 2020 en raison de la crise sanitaire liée à la propagation du coronavirus. Cependant, aucune annonce officielle sur l'annulation du grand pèlerinage annuel n'a été faite.

Le ministre saoudien du Pèlerinage, Mohammad Salah Benten, a déclaré à la télévision publique saoudienne que le royaume était préparé à servir les pèlerins, mais les circonstances actuelles de la pandémie de coronavirus ont contraint les autorités à demander la suspension de tous lees préparatifs liés à ce rituel religieux, pour « protéger la santé des musulmans et des citoyens ».

Plus tôt en mars, les autorités saoudiennes avaient été obligées d'annoncer l'annulation de la Omra, craignant que le coronavirus ne se propage dans les villes saintes de la Mecque et Médine. Jusque-là, la monarchie n'a fait aucune déclaration officielle sur l'annulation du Hadj, prévu à partir de fin juillet.

Le grand pèlerinage, qui attire 2,5 millions de fidèles par an, est une source importante de revenus pour l'Arabie saoudite. L'appel de cette dernière à geler les préparatifs de ce grand événement peut susciter le mécontentement de certains prêcheurs, notamment les plus radicaux, pour qui la religion passe avant toute chose, y compris la santé publique.

Rappelons qu'en Algérie, le quota des pèlerins est passé de 36 000 durant les années 2018 et 2019 à 41 300 en 2020. A cet effet, le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire a posé de nouvelles conditions pour les personnes désirant s'inscrire au tirage au sort du Hadj. Parmi celles-ci, l'âge minimum 19 ans, la nationalité algérienne et un passeport biométrique valable. Il faut aussi que le candidat au Hadj n'ait pas effectué le pèlerinage pendent les sept dernières années. En outre, toute femme de moins de 45 ans doit être accompagnée d'un Mahram (membre mâle de sa famille).