Le rapatriement vers l’Algérie des corps des ressortissants algériens décédés en France suite à une infection par le coronavirus n’est pas encore de l’ordre de jour. En effet, aucun corps n’a été rapatrié de France depuis le début de la pandémie, indique le député de la diaspora Samir Chaabna, cité par le journal arabophone Ennahar.

Le député de la diaspora a expliqué que les autorités algériennes n’ont pas encore autorisé le rapatriement des dépouilles en raison de risque de la propagation de la pandémie et des difficultés occasionnées. Il révèle néanmoins que des propositions auraient été émises pour rendre possible l’opération de rapatriement dans des conditions d’hygiène strictes.

« À l’arrivée du corps à l’aéroport, le wali ou un autre responsable devrait veiller rigoureusement à la cérémonie de transfert de la dépouille vers le lieu de son enterrement en présence de la protection civile et de la police », suggère le député de la diaspora.

Par ailleurs, en Algérie, les familles des décédés expriment leur crainte que leurs proches soient incinérés, à cause du retard pris pour leur rapatriement en raison de la suspension des vols entre les deux pays pour parer à la propagation du Coronavirus.

Les défunts peuvent être enterrés en France

Devant l’impossibilité de rapatrier les dépouilles des Algériens morts du Covid-19 en France, l’Association Le Grand Maghreb (ALGM), en partenariat avec le Croissant rouge algérien (CRA), avait  en place un dispositif spécial pour permettre l’enterrement des ressortissants algériens décédés en France du Coronavirus. L’association envisage de donner une sépulture répondant aux préceptes de l’islam dans ces moments de crise sanitaire mondiale.

Cependant, lors de l’enterrement, certaines dispositions rituelles telles que la toilette mortuaire, la mise du corps du défunt dans un linceul et la prière mortuaire peuvent être aménagées, compte tenu du principe de la préservation de la vie de celui qui procède au rituel funéraire.

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