Algérie : Quelles mesures faut-il prendre pour sauver les ouvriers licenciés ?

Des entreprises privées à l’arrêt

En plus de la crise sanitaire, la pandémie du coronavirus a paralysé l’économie nationale. En effet, 50% des fonctionnaires et employés du secteur public sont au chômage partiel, la majeure partie des entreprises privées sont à l’arrêt alors que les commerçants et les journaliers restent confinés chez eux. Une situation qui augure de licenciements, faillite et surtout appauvrissement des couches les plus vulnérables. 

Ainsi, malgré les alertes des économistes, les autorités tardent à mettre en place des mesures sociales. Le gouvernement continue de gérer la situation comme si c'était une situation ordinaire, avec notamment quelques mesures sans aucun impact sur la crise, telles que le rééchelonnement des dettes des entreprises. Des mesures insuffisantes pour éviter davantage de licenciements et de faillites en cascade.

Cette hécatombe que connait le secteur économique avec ses répercussions sur l’emploi et le pouvoir d’achat des Algériens, a besoin d’un véritable plan avec des mesures fortes afin de sauver les entreprises et l’emploi surtout que la crise était la bien avant la pandémie.

Par ailleurs, cette gestion de la crise est très critiquée par les citoyens qui comprennent les mesures de confinement et les arrêts momentanés d’activités mais ne comprennent pas pourquoi elles ne sont pas accompagnées de mesures. Comme celle qui consistent à indemniser les travailleurs qui ont perdu leurs emplois, sachant que l’écrasante majorité de ces personnes a ainsi été privée de leur seul et unique revenu.

Que proposent les économistes ?

Devant cette situation qui risque de dégénérer à n’importe quel moment, vu la paupérisation des populations, certains économistes proposent de réserver un budget de 2 à 2,5 milliards de dollars pour compenser les entreprises et payer les salaires des employés.

Ces économistes affirment que ce budget serait suffisant pour pallier au plus pressé. Ils préconisent d’organiser cette solidarité d’une façon ciblée afin de sauver et les entreprises et les emplois. Affirmant aussi que cette somme peut être retirée des 60 milliards de réserves de change dont dispose le pays. Ils considèrent qu’il n’est pas seulement du rôle de l’Etat mais surtout de son devoir d’assurer les dépenses des ménages les plus touchés par cette crise sanitaire pour éviter une catastrophe humanitaire.

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