L'Algérie semble aller vers la récupération des actifs du géant pétrolier Anadarko en Algérie, que cette dernière devait céder au Français Total. C'est ce qu'a laissé entendre le ministre de l'énergie Mohamed Arkab, ce lundi 13 avril, dans une déclaration rapportée par le site arabophone Ennahar.

Selon le membre du gouvernement, l'Algérie va bientôt en finir avec cette histoire des actifs d'Anadarko en Algérie. "Nous sommes en discussion avec la société américaine Anadarko" a fait savoir Mohamed Arkab quand il a été sollicité pour aborder la question de la cession de ses actifs au géant français Total. Ce dernier pourrait perdre sa bataille dans cette affaire face à la détermination de l'Algérie.

"Vous aurez bientôt une bonne nouvelle concernant la vente de ses actifs en Algérie" a ajouté le ministre de l'énergie. Une allusion à peine voilée sur le droit de préemption que compte exercer l'Algérie sur cette vente. C'est-à-dire que le gouvernement algérien veut empêcher la vente des actifs d'Anadarko au Français Total, comme convenu par les deux géants.

Pour rappel, dans le cadre de la vente d'Anadarko à la société américaine Occidental Petroleum, le géant pétrolier français Total a acquis les actifs de la société US en Afrique. Il s'agit des actifs d'Anadarko en Afrique du Sud, au Mozambique, au Ghana et en Algérie.

Mais le gouvernement algérien a décidé d'exercer son droit de préemption sur cette vente, par le biais de la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach. Il faut rappeler que les actifs d'Anadarko en Algérie sont énormes. Ils représentent le quart de la production nationale en pétrole, soit 260 000 barils par jour, particulièrement à Hassi Berkine, où Total détient déjà 12.25 %.

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