Malgré les incessants appels au strict respect des mesures prises pour contenir la propagation du coronavirus, le confinement est loin d'être respecté en Algérie. D'ailleurs, les autorités ont du hausser le ton et opter pour la manière forte afin d'instaurer la discipline. Ainsi, les services de sécurité font état de nombreuses arrestations et de mises en fourrière quotidiennes de voitures.

Si une grande partie des Algériens se conforment à la règle imposée par la crise sanitaire actuelle, d'autres vivent mal leur confinement. C'est le moins que l'on puisse dire. Pour une raison ou une autre, ils ne s'empêchent pas de commettre des incartades. À titre d'exemple, les services de sécurité de la wilaya de Bejaïa, en Kabylie, ont fait état, ce lundi 13 avril, de l'arrestation de 345 personnes pour violation du confinement. 29 voitures et 47 motos ont également été mises en fourrière pour la même raison.

Dans la wilaya de Mila, les services de police ont procédé à l'arrestation de 334 personnes pour le même motif. 464 personnes ont été arrêtés à Médéa et 2000 autres à Blida. En outre, dans la wilaya d'Alger, les autorités songent carrément à transformer un espace au niveau des Sablettes en un lieu de dépôt de voitures saisies, et ce, après que les fourrières aient affiché complet vu le nombre important de véhicules saisies pour non-respect du confinement. Décidément, il y a des gens qui n'ont même pas peur des sanctions prévues dans le cadre de cette politique de confinement.

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Des arrestations à la pelle

Par ailleurs, il faut dire que durant la journée, pendant la période non concernée par le confinement obligatoire, de nombreux Algériens ne s'empêchent pas de se regrouper et d'ignorer la dangerosité de la situation. Au niveau des différents magasins commerciaux, les gens se collent et se bousculent pour faire leurs achats. On a eu droit à de longues files et à des bousculades pour acquérir un sac de semoule. Les différents bureaux de poste n'ont pas été épargnés par cet état de fait.

Un autre phénomène vient s'ajouter à la sauce déjà bouillante, favorisant la propagation du coronavirus. Il s'agit des prières collectives qui se font sur les toits des immeubles. En effet, des images ont été partagées ces derniers jours sur les réseaux sociaux, des individus faisant des prières collectives sur les toits des bâtiments. Et ce, en contradiction totale avec les mesures de prévention imposées par la propagation du Covid-19.

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