La situation économique du pays se complique de plus en plus avec la propagation de la pandémie du coronavirus. Cette situation qui a engendré une baisse importante des revenus, à cause de la chute des prix du pétrole n'offre pas beaucoup de solutions au gouvernement. La valeur de la monnaie nationale a fortement reculé sur le marché officiel. Cette dévaluation pousse les économistes à s'interroger sur les conséquences de ce choix fait par la Banque centrale.

La crise sanitaire a mis au grand jour une crise économique aiguë et multiforme en Algérie. L’économie algérienne n’est pas épargnée par la crise que subit le monde. Elle la subit de plein fouet. Face à cela, elle s’apprête à vivre une récession économique exacerbée par l’effondrement des prix du pétrole, principale source de financement en Algérie.

Cette crise a vu l’arrêt total de la machine productive en Algérie et une hausse des importations de produits sanitaires et les produits de première nécessité. Cela empirera l’érosion des fonds de régulation monétaire qui ne cesse de se contracter.

Ajouté à cela, la baisse de la valeur de la monnaie algérienne face aux devises fortes. En effet, il a été constaté, ces derniers jours, une baisse de 6.5 % des cours officiels du dinar algérien face au dollar américain. Ce qui aura un impact direct sur la crise que traverse le pays.

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Les retombées de la dévaluation de la monnaie nationale sur la situation actuelle

Notons que cette décision est intervenue après la chute drastique des prix du pétrole et le déficit de la balance commerciale. D’autant plus que ces prix ont affecté les entrées en devises et la fiscalité pétrolière, principal pourvoyeur du trésor public.

Cette dépréciation du dinar aura des conséquences redoutables sur le pouvoir d’achat des ménages et une augmentation significative des prix des produits. Ce qui sera accompagné par la baisse de la demande et entraînera le pays dans une inflation.

Pour l’après-coronavirus, c’est l’incertitude totale qui planera sur l’économie nationale, d’autant plus que celle-ci est non-productive et ne profitera pas pour nos entreprises de conquérir les marchés régionaux ou internationaux afin d’écouler leur surproduction. A cela s’ajoute une baisse d’investissement et de l’importation, vu la flambée des coûts, ce qui entraînera le ralentissement de tout le tissu économique.

Les solutions possibles face à la crise

Par ailleurs, dans une situation pareille, on ne peut que préconiser la régulation du marché parallèle afin d’injecter cet argent dans le circuit économique, pour apporter une bouffée d’oxygène à l’économie nationale. Il faudrait également profiter du boom de l'Internet en cette période de confinement pour introduire le commerce électronique qui induira une baisse de l’utilisation de la monnaie.

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