L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit une chute vertigineuse de la consommation du pétrole pour l’année 2020, dans un rapport publié ce mercredi 15 avril. L’agence estime que la demande mondiale  sur l’or noir va reculer de 9,3 millions de barils par jour durant l’année en cours.

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Ainsi, l’impact de la pandémie du coronavirus continue d'affecter la demande mondiale sur le pétrole. La consommation mondiale de pétrole est arrivée à des niveaux jamais atteints depuis 1995, selon la même agence. Cette chute causée par la multiplication des mesures de confinement ainsi que des transports ramènera la consommation mondiale à son niveau de 2012, autour de 90,6 millions de barils par jour, selon les chiffres de l’AIE.

L’agence explique que « la crise sanitaire publique a mené les gouvernements à imposer des mesures draconiennes à la vie de milliards de gens. Elle a créé un choc sans précédent de la demande sur les marchés de l’énergie, avec une mobilité réduite quasiment à néant », précisant que « l’activité dans le secteur des transports a chuté dramatiquement presque partout ».

Légère remontée au deuxième trimestre de l'année

Les experts de l’agence se sont montrés sceptiques en ce qui concerne le marché pétrolier à court terme. Ils affirment que « même si l’on considère que les restrictions de voyages seront assouplies dans la seconde partie de l’année 2020, nous anticipons une chute de 9,3 millions de barils par jour de la demande en 2020 par rapport à celle de 2019, effaçant ainsi près de dix ans de croissance de la demande ».

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Néanmoins, l’Agence internationale de l’énergie estime que la demande pétrolière mondiale devrait se redresser graduellement au second semestre l’année en cours. Mais elle pourrait toujours être inférieure de 2,7 millions de barils par jour en comparaison à 2019.

Cette situation affectera inéluctablement les prix du pétrole qui n’arrivent pas à se relever malgré l’accord des pays producteurs de réduire leurs productions. Elle impactera notamment les pays dont l’économie est basée sur la rentre pétrolière à l’instar de l’Algérie qui subit de plein fouet cette crise.

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