Pour parer au plus urgent en ces temps de coronavirus, les pouvoirs publics ont décidé d'offrir une aide aux familles démunies, y compris avec un découvert bancaire. C'est l'augmentation de cette aide de 6 000 à 10 000 dinars, à l'occasion du mois de Ramadhan, qui nécessite cette mesure extrême en attendant la régularisation de la situation.

Dans ce sens, le ministre de l'Intérieur, Kamel Beldjoud, a envoyé aux walis un télégramme dans lequel il a fait part de l'accord du ministre des Finances d'octroyer des aides aux familles nécessiteuses, malgré le déficit causé par l'augmentation de cette subvention.

Cette mesure de solidarité bénéficiera à toutes les familles impactées par les mesures de prévention contre le coronavirus. Il s'agit, essentiellement, des journaliers qui ne peuvent pas travailler en ces temps de confinement, imposé par la propagation du Covid-19. Elle profitera également aux familles nécessiteuses qui perçoivent la pension mensuelle de solidarité fixée habituellement à 6 000 dinars.

Le chef de l'Etat, Abdelmadjid Tebboune, et le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, ont insisté depuis quelques jours sur la nécessité de recenser dans les plus brefs délais les bénéficiaires, pour que l'allocation soit versée avant le mois de Ramadhan, attendu le vendredi 24 ou le samedi 25 avril.

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Dans le même sillage, le ministre de l'Intérieur a exhorté les walis à effectuer les versements à une partie des bénéficiaires, et ce, à partir de la cagnotte habituelle mobilisée par le secteur de la solidarité. Et d'allouer aux autres démunis par une opération à découvert. La régularisation de cette situation devrait se faire ultérieurement, a précisé Kamel Beldjoud dans son télégramme.

Il reste à régler la question de la procédure à suivre pour le recensement des familles devant bénéficier de cette aide. L'Etat devrait, en effet, trouver un moyen d'effectuer ces recensements sans que les citoyens n'aient se bousculer devant les sièges des APC, alors que la pandémie de coronavirus impose des gestes barrières et la distanciation sociale.

Il est vrai que ces scènes de bousculade sont très rares en Kabylie. Dans cette région, les comités de villages jouent leur rôle d'intermédiaires entre les villageois et les autorités locales. Certains centres urbains peuvent également compter sur des comités de quartiers toujours présents, comme à Oran ou à Constantine. Ces collectifs se chargent de recenser les familles bénéficiaires de cette aide et de transmettre la liste à l'autorité compétente.

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