Après la chute inédite du pétrole américain, qui a atteint une valeur négative pour la première fois de son histoire, la situation se complique pour le Brent, la référence européenne. Ce dernier a chuté lourdement ce mardi 21 avril. Il se négocie à moins de 20 dollars le baril.

Le baril du Brent a perdu près de 23%, passant sous la barre symbolique des 20 dollars. Il était cédé à 19,90 dollars avant de retomber à 19,14 dollars. Le Brent perd plus de 33% de sa valeur en cinq séances et 70% depuis le début de l’année.

Ainsi, selon l’agence Reuters, « si cette rechute des cours du pétrole est liée en partie à des facteurs techniques, elle reflète aussi la saturation du marché, qui épuise les capacités de stockage aux Etats-Unis faute d’une réduction de la production mondiale suffisante pour compenser l’effondrement de la demande ». La même source ajoute que cette chute « reflète la crainte chez un nombre croissant d’investisseurs de voir se prolonger la récession économique provoquée par la crise sanitaire en cours, d’autant que le bilan de celle-ci continue de s’alourdir » .

Saturation des stocks et effondrement du marché

Il faut rappeler que, lundi soir, le cours du baril du pétrole américain est devenu négatif pour la première fois de son histoire en raison de la saturation des stocks et de l'effondrement de la demande à cause de la pandémie de coronavirus. A la clôture de la bourse de New York, le baril de West Texas Intermediate coûtait ainsi -37,63 dollars.

Cet effondrement s'inscrit dans un contexte de ralentissement de l'activité mondiale, paralysée par la crise du coronavirus. Il rappelle aussi que malgré sa financiarisation, le pétrole reste un produit qui n'échappe pas à la question du stockage : au cœur d'un marché inondé par l'offre, les stocks sont pleins et la consommation ne suit pas.

Cet effondrement met en danger les économies des pays producteurs et surtout ceux qui ont une grande dépendance aux ressources générées par l’or noir. La chute des prix du pétrole complique la crise économique causée par la pandémie de coronavirus et menace d’effondrement ces pays, à l’instar de l’Algérie .

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