Le coronavirus n’a manifestement pas atténué la fièvre acheteuse qui s’empare de la population à chaque rendez-vous particulier. Ce vendredi, premier jour du mois de carême, les marchés des fruits et légumes, les supérettes et autres commerces d’alimentation générale étaient bondés de monde.

Ainsi, les mesures de prévention contre la propagation du coronavirus ont été tout simplement bafouées à travers le pays. Les nombreuses personnes sorties faire leurs emplettes pour le mois sacré n’ont pas jugé utile de respecter la distanciation sociale au niveau des points d’achat, qui grouillaient de chalands.

Pourtant, il y a quelques jours seulement, l’application par la population des recommandations des spécialistes de la santé ne souffrait d’aucun défaut. Rares étaient les personnes qui s’aventuraient dehors et plus rares étaient encore celles qui ne respectaient pas la distanciation d’au moins un mètre entre chaque individu.

Mais cette veille de ramadan, les citoyens se collaient pratiquement les uns aux autres dans les interminables queues qui se sont formées devant les magasins de produits alimentaires. Les bousculades étaient également de mise. C’est que craignaient les spécialistes de la santé qui s’est produit. En effet, ces scènes de regroupement font encourir de graves risques d’une avancée exponentielle de la pandémie, sachant que le Covid-19 est loin d’être endigué en Algérie. Les autorités et les professionnels de la santé ont pourtant mis en garde contre toute de forme de relâchement dans le respect des mesures barrières.

Les prix n’ont pas augmenté, une première !

Le seul point positif à relever, ce sont les prix relativement stables, malgré la conjoncture, des denrées alimentaires. En effet, cette année, l’effervescence ne s’est pas répercutée sur les coûts des différents produits de large consommation. En temps normal, les prix des fruits et légumes passent du simple au double à pareille période.

Rappelons que le ministère du Commerce a menacé les spéculateurs de lourdes sanctions. Dans ce cadre, des dizaines, voire des centaines, de commerçants contrevenants ont été blacklistés par le département de Rezig.