Suite à la suspension des vols aériens en Algérie comme dans le monde entier, les experts de l’Association du transport aérien international (IATA) ont établi un rapport détaillant les pertes économiques que va engendrer la situation causée par la crise du coronavirus dans de nombreux pays comme l'Algérie, le Maroc et la Tunisie.

À l'heure où la crise du coronavirus continue à impacter le transport aérien mondial, l'IATA (Association internationale du Transport aérien) a publié jeudi dernier un rapport sur l'estimation de perte globale du transport aérien sur la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Ainsi, au Maghreb, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie seront évidemment fortement impactés.

D'après ces estimations, en Algérie, la mise à l'arrêt du transport aérien va causer une diminution du trafic aérien d’environ 8 millions de passagers. Ceci pourrait entraîner une perte de 3,1 milliards de dollars à l’économie algérienne. Tandis que 169 800 emplois dans les compagnies aériennes risquent de disparaître.

En outre, le même rapport a révélé que la suspension du transport aérien coûterait 4,9 milliards de dollars à l'économie marocaine. Selon l’estimation de l’Association du transport aérien international (IATA), la baisse du nombre de voyageurs aériens d’environ 11 millions de passagers pour le Maroc va engendrer une perte de revenus d’environ 1,7 milliard de dollars, en plus de la menace sur 499 000 emplois liés au secteur.

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De son côté, la Tunisie risque une perte de 1,2 milliard de dollars. En effet, la crise du coronavirus entraînera une diminution du trafic de passagers aériens d’environ 3 millions de passagers. Ce qui provoquera une perte de revenus d’environ 600 millions de dollars, en plus de la menace sur 92 000 emplois.

Le prix du billet d’avion peut augmenter de 50 %

Par ailleurs, le prix du billet d’avion risque de connaître une augmentation conséquente à la reprise des vols. Selon les prévisions de l'IATA, le coût du billet d’avion peut augmenter de 50 %. Une hausse qui s’imposerait pour compenser les places à éliminer avec l’application de la distanciation sociale. Pour Alexandre de Juniac, directeur de l’Association internationale du transport aérien (IATA), la distanciation sociale va marquer la fin de l’avion bon marché, qui a caractérisé le secteur aérien ces dernières années. Le passager devra ainsi débourser le double pour l’achat du billet d’avion.