Les réserves de pétrole de l'Algérie sont estimées à 1.340 millions de tonnes, soit 10 milliards de barils. Les gisements de gaz naturel renferment environ 2 368 milliards de mètres cubes. C'est ce qu'a indiqué le ministre de l'Energie, Mohamed Arkab, dimanche 26 avril. Il faut souligner que c'est la première fois que l'Algérie dévoile ses resserves de pétrole et de gaz

"Les réserves prouvées de l’Algérie en matière de pétrole sont de 1.340 millions de tonnes, soit 10 milliards de barils. Et à ce rythme, nous avons encore 27 années de production", a précisé M. Arkab lors de son passage à la chaîne III de la Radio nationale.

Et d'expliquer : "Avec une superficie minière d’environ 1 500 kilomètres carrés, parsemée de puits non encore équipés, le pays dispose de capacités propres à s’imposer sur le marché énergétique mondial. A ce rythme, nous avons encore 27 années de production", indique le ministre.

Selon ce dernier, outre les réserves de pétrole, l’Algérie dispose "de gisements de gaz naturel renfermant environ 2 368 milliards de mètres cubes". Une quantité à laquelle s’ajoutent "260 millions de tonnes de condensat", précise-il. Le ministre souligne qu'on "peut résumer tout en équivalent pétrole à 4,1 milliards de tonnes de pétrole".

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Ces réserves permettront à l'Algérie de développer son industrie pétrochimique, créer de la richesse et contribuer à la relance économique, estime-t-il. Il a, à ce propos, souligné que la Sonatrach a commencé à explorer les différents gisements seule. M. Arkab informe, d’autre part, que la compagnie nationale des hydrocarbures a signé des mémorandums d’entente avec de grandes compagnies pétrolières mondiales, pour réussir l’exploration d’autres gisements.

Une révélation pour rassurer !

Pourquoi avoir attendu jusqu’à maintenant pour dévoiler ces chiffres à l’opinion publique ? A cette question, Arkab s'est contenté de réponde : "Les Algériens doivent connaître les réserves hydrocarbures de leur pays".

Des observateurs estiment toutefois que cette "révélation" était plutôt destinée à rassurer le peuple algérien face à la crise pétrolière qui secoue le marché mondial. "Cette transparence" a un but inavoué, celui d'affirmer à qui veut bien l'entendre que l'Algérie est bien armée pour faire face à la crise financière qui se profile à l'horizon", estime-t-on.

A vrai dire, le ministre de l'Energie n'en est pas à sa première sortie "rassurante". En effet, et alors que les cours de l'or noir ont dégringolé pour atteindre des seuils jamais égalés, Arkab affiche un optimisme déconcertant. Il prévoit "de beaux jours" au marché pétrolier.

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