Des sans-papiers algériens se trouvant de l'autre côté de la méditerranée auraient payé la somme de 5 000 euros pour revenir clandestinement en Algérie. C'est ce qu'a révélé le journal espagnol El País qui indique que des Marocains tenteraient également cette "harga" d'un autre genre.

Citant des sources policières, le média espagnol indique que la pandémie du Covid-19 a poussé de nombreux immigrés clandestins algériens et marocains à quitter l'Espagne pour regagner leurs pays d'origine. Une enquête a même été menée par la police ibérique suite à l'observation de mouvements de barques douteux qui se font depuis les côtes espagnoles vers les rivages marocain et algérien.

Selon la même source, certains parmi ces sans-papiers ont même dû payer jusqu’à 5 000 euros pour pouvoir embarquer et retourner en Algérie ou au Maroc. Tandis que la traversée habituelle de l’aller leur avait coûté entre contre 400 à 1 000 euros. Cette grosse somme déboursée prouve que ces clandestins avaient vraiment besoin de rentrer chez eux.

Algériens et Marocains fuient l'Espagne à cause du coronavirus

Concernant les raisons qui ont poussé ces sans-papiers Algériens et Marocains à fuir l’Espagne, El País révèle que la propagation particulièrement meurtrière dans ce pays (plus de 23 000 morts) fait craindre le pire à ces gens-là. En outre, la situation actuelle fait que ces travailleurs clandestins se retrouvent sans argent et sans domicile. C'est d'ailleurs le cas pour de nombreux Algériens en situation irrégulière dans d'autres pays comme l'Italie, l'Allemagne ou la France. Il faut dire que la majorité des immigrés clandestins exercent des activités journalières en noir. Ils se retrouvent ainsi au chômage dans un pays étranger.

À lire aussi :  Centre TCF à Alger : Nouvelle adresse et nouvelles procédures

N'ayant plus le choix, ces personnes n'hésitent plus à faire la "harga" inversée. D'ailleurs, le journal espagnol cite une centaine de Marocains ayant regagné leur pays, depuis l’instauration de l’état d’urgence. La même source n'a toutefois communiqué aucun chiffre concernant les Algériens.

Lire également : Régularisation des sans-papiers en France : Les appels se multiplient