Le juge d'instruction près le tribunal algérien de Bir Mourad Raïs (Alger) a ordonné ce jeudi 30 avril, la mise en détention provisoire de la productrice Samira Hadj Djilani. Cette dernière occupait également un poste de cadre dans le ministère de la Culture à l'époque de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika. Son emprisonnement vient suite à son accusation dans des faits de corruption, rapporte le média arabophone El Bilad.

Après une audience qui a duré plusieurs heures, une ordonnance du tribunal a été rendue pour l'emprisonnement provisoire à la prison d’El Harrach de Samira Hadj Djilani, ancienne directrice centrale du ministère de la Culture pendant de nombreuses années.

Lors de sa comparution devant le magistrat, Hadj Djilani a été accusée de quatre chefs d'accusation. Il s'agit de « blanchiment d'argent, usage abusif de fonctions, gaspillage d'argent public » et « transfert illicite de capitaux à l'étranger ».

La détention provisoire de Hadj Djilani serait en relation avec l'affaire Khalida Toumi

Par ailleurs, des personnes ayant suivi le dossier soutiennent que les accusations portées contre Hadj Djilani seraient liées à l'ancienne ministre, Khalida Toumi, accusée de mauvaise gestion et de gaspillage de fonds publics, dans le dossier de la manifestation « Tlemcen Capitale de la culture islamique en 2011 ». L'ancienne ministre de la Culture de 2002 à 2014, se trouve d'ailleurs en prison depuis novembre 2019 pour des faits présumés de dilapidation des deniers publics.

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Il faut rappeler que la productrice cinématographique et audiovisuelle était directrice de communication du candidat Azzedine Mihoubi lors de la campagne électorale pour le scrutin présidentiel du 12 décembre. Depuis le 12 mars dernier, elle faisait l'objet d'une interdiction de sortie du territoire national (ISTN).

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