De nombreuses personnes n'hésitent pas, en cette période de crise due au coronavirus, à ériger des constructions illicites. Elles accaparent des terrains domaniaux pour bâtir illégalement des habitations, des baraques, voire des villas, notamment le long des routes.

Ces pratiques sont signalées, entre autres, à Boumerdès. En effet, durant cette crise du coronavirus, cette wilaya côtière connaît une prolifération inquiétante de la bidonvilisation. Plusieurs citoyens, révoltés par cet état de fait, ont appelé les autorités concernées à intervenir pour mettre un terme à ce phénomène. Parmi les contrevenants, une personne qui a érigé une villa en plein centre de Boumerdes. D'autres ont construit des baraques de commerce le long de la RN24 et en face de l'APC de Souk El Had, où la spéculation fait rage.

Un citoyen d'El-Karma, à l'Est de Boumerdès, explique que ces constructions s'érigent au vu et au su des autorités. Ces bâtisses se comptent par dizaines. Accusées de faire preuve de laxisme, les autorités tardent toujours à faire appliquer la loi. Notons que ce phénomène date de bien avant la crise du Covid-19.

Il y a aussi le cas de cet individu qui a érigé sans permis de construire un bâtisse de plusieurs étages. Une fois la construction achevée, il a vendu ses appartements. Il s'est fait délivrer de faux actes de propriété avec la complicité d'un notaire. Selon plusieurs témoignages, les autorités de la commune de Boumerdès, accompagnées des forces de sécurité, se sont déplacées sur les lieux deux fois pour tenter de démolir cette villa. En vain. Cette dernière est toujours là où elle a été édifiée.

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Par ailleurs, il y a lieu de signaler que les locaux commerciaux construits dans l'informel mettent en péril la santé publique, puisqu'ils regroupent beaucoup de citoyens. Ce qui fait craindre le pire en ce contexte d'épidémie. C'est dire que l'intervention des autorités compétentes est nécessaire pour préserver la santé publique et faire barrage aux spéculateurs. Il est aussi question de sauvegarder les biens publics.