Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a évoqué une éventuelle fermeture des commerces autorisés à reprendre l’activité au début du Ramadan, s'il s'avère qu'ils sont à l'origine d'une hausse dans la propagation de la pandémie du Covid-19.

« Le gouvernement à répondu aux demandes de l’union des commerçants, pour rattraper ce qu’on peut rattraper dans la vie économique, mais, si cela conduirait à mettre en danger la vie des citoyennes et citoyens, nous allons tout fermer et nous irons vers plus de rigueur dans l’application du confinement, car, nous étions presque arrivés à la fin (de l’épidémie, ndlr) », a-t-il expliqué.

Abdelmadjid Tebboune a déploré le non-respect du confinement. Il s'engage, en conséquence, à durcir cette mesure en cas de hausse du nombre des contaminations par le coronavirus. « Nous avons tenté d'établir un équilibre entre le confinement et ce qui peut être protégé de l'économie nationale. Nous avons relancé certaines activités jugées nécessaires par le Gouvernement mais le problème n’est pas tant l'allègement ou la réouverture de certains magasins que le comportement des citoyens », a-t-il estimé.

« Blida, depuis trois jours, a enregistré seulement 1 ou 2 cas, il y avait des jours où elle a enregistré 0 cas. La même chose à la capitale. Et aujourd’hui, nous sommes revenus à la case départ. C’est la preuve du non-respect du confinement et des mesures de distanciation sociale. Mais, nous allons y remédier », a-t-il dit.

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Rappelons que la veille du Ramadan, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, avait décidé d'alléger les mesures de quarantaine. La wilaya de Blida, soumise initialement à un confinement général, est passée au confinement partiel. Le durée du confinement partiel dans neuf wilayas, dont Alger, a été également réduite. Cette décision a été prise pour atténuer les conséquences de cette mesure sur l'économie nationale.

« Il n'y aura pas d'année blanche »

Par ailleurs, Le président Tebboune a confirmé, dans une déclaration accordée à la presse, qu'il n'y aura pas d'année blanche. « Il y aura le Bac », a-t-il assuré. Cependant, le chef de l'Etat ne s'est pas prononcé sur la date de la tenue de cet examen. Il a promis de trouver des solutions en fonction de l'évolution de la situation épidémique.

Notons que le ministère de l'Education, qui a initié une série de rencontres avec les partenaires sociaux, n'a encore pris aucune décision au sujet de l'année scolaire. Par ailleurs, les différents syndicats ont proposé de reporter l'épreuve du Bac à septembre prochaine. Ils ont également suggéré de comptabiliser les deux premiers trimestres pour le passage des autres élèves dans les trois cycles.

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