Les experts en économie et les acteurs du secteur continuent de tirer la sonnette d’alarme sur la crise économique que traverse l’Algérie. Lundi 4 mai, ce fut au tour du président du FCE de dresser un tableau noir sur la situation. Sami Agli a affirmé, sur les ondes de la radio chaîne 1, que 80% des entreprises et PME sont directement touchées par la crise sanitaire que traverse le pays.

Le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE) a dressé un constat inquiétant sur la situation économique du pays. Il préconise de sauver les entreprises en difficulté, en les faisant « bénéficier de prêts bancaires sans intérêts afin de surmonter la crise du coronavirus, mais surtout préserver les emplois »

Sami Agli  a aussi insisté sur « la nécessité d'accélérer le passage à un nouveau modèle économique par la libéralisation des investissements, la levée des obstacles bureaucratiques, la numérisation du secteur financier et la réforme du système bancaire ».

Le président du FCE considère que, vu la situation actuelle, « l’Algérie est désormais tenue d'accélérer la réforme de son système bancaire pour attirer la masse monétaire du marché parallèle ». Il estime cette dernière « entre 60 et 80 milliards de dollars »

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Pour un nouveau modèle économique

Sami Agli ajoute que « la création d'une dynamique économique et l'ouverture de nouveaux guichets des banques islamiques permettront sûrement à l'économie de sortir de la crise causée par l'effondrement des prix du pétrole et l'épidémie mondiale de coronavirus »

Par ailleurs, le président du FCE appelle à l'ouverture des opportunités d'investissement en mettant fin aux pratiques bureaucratiques. Il rappelle les propositions de son organisation « pour mettre en place un nouveau modèle économique ». En effet, pour le FCE, « le développement de l'investissement demeure inséparable, sur le long terme, de la nécessaire réforme globale de l'économie nationale et de la conception d'une véritable stratégie ciblant l'investissement ».

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