La Commission européenne s’est prononcée, vendredi 8 mai, sur la réouverture de l’espace Schengen.  Ainsi, l'organisme de l'UE a sommé les Etats membres de la zone Schengen et les Etats associés de maintenir la quasi-fermeture des frontières externes de l’espace Schengen pour un (1) mois supplémentaire. Soit jusqu'au 15 juin prochain.

La Commission européenne a recommandé le maintien de la fermeture de la zone Schengen et la prolongation de la restriction temporaire des déplacements « non essentiels » vers l’UE. « La situation reste fragile à la fois en Europe et dans le monde. Le maintien des mesures aux frontières extérieures s’impose donc afin de réduire le risque de propagation de la maladie par les déplacements au sein de l’UE, » indique le communiqué de la CE.

Malgré la limitation des déplacements instaurée vers la mi-mars afin de lutter contre la propagation du Coronavirus, la pandémie continue de sévir. À cet effet, la Commission affirme que « tous les Etats Schengen et associés, à l’exception de l’Irlande, avaient embrayé, prenant les dispositions à l’échelle nationale pour limiter les entrées depuis les pays extérieurs à l’UE au strict nécessaire. C'est-à-dire : rapatriements, personnel médical et scientifique, diplomates, etc. »

Un déconfinement progressif et coordonné

La commission explique que « comme souligné dans la feuille de route européenne commune sur la sortie du confinement, les contrôles aux frontières intérieures devront être arrêtés de manière progressive et coordonnée avant que les restrictions aux frontières extérieures soient assouplies, dans une seconde phase ».

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Alors que de nombreux pays européens vont vers un déconfinement progressif que, la commission alerte que « l’action aux frontières extérieures ne peut être efficace que si elle est mise en œuvre par l’ensemble des États membres de l’UE et États de l’espace Schengen à toutes les frontières, sa fin étant fixée à la même date, et de manière uniforme ».

Il faut préciser que la restriction des déplacements mise en place pour contenir la propagation du coronavirus s’applique à la « zone UE+ », qui comprend tous les États membres de l’espace Schengen (y compris la Bulgarie, la Croatie, Chypre et la Roumanie), ainsi que les quatre pays associés à l’espace Schengen (l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse), soit 30 pays au total.

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