Riyad Mahrez n'a pas du tout regretté d'avoir opté pour l'Algérie. Il l'a encore réaffirmé dimanche dans un live sur Instagram. Lors d'une « causerie » avec le journaliste Smaïl Benbouabedellah, le joueur de Manchester City s'est livré, entre autres, sur son parcours personnel et l'équipe d'Algérie. 

« Le but inscrit face au Nigeria vaut 1 000 coupes du monde avec la France (...) Sans les tribunes, j'aurais couru jusqu'à la ville, voire jusqu'à Algérie », a déclaré le capitaine des Verts. Et d'ajouter : « Quand j’étais au top, meilleur joueur de Premier League, tout le monde me disait : "Tu aurais pu être en équipe de France", etc. Mais je ne vis pas dans les ''t’aurais été''. Le présent c’était l’Algérie, on était en train de souffrir, il fallait que je trouve une solution pour nous sortir du truc ». Plus que fier d’avoir offert à l’Algérie sa deuxième CAN 29 ans après, Mahrez n’a aucun regret.

« Le niveau de Belmadi est meilleur que ses prédécesseurs à l'EN »

Mahrez a profité de l'occasion pour rendre un vibrant hommage à son coach en équipe nationale. Il estime que sans Djamel Belmadi, rien n'aurait été fait par cette équipe. « Djamel connaît le bled. Il est venu à l'age de 19 ans en équipe nationale », a-t-il dit, affirmant qu'il a apporté le plus escompté à la sélection. « On avait le potentiel. Les joueurs étaient là, mais ils nous manquait quelqu’un qui pouvait nous encadrer et ramener la rigueur qu'il fallait », explique le n°7 de l'équipe nationale. Ce qui manquait, c'était justement un Belmadi, estime Mahrez, soulignant que ce coach est le meilleur de tous ceux qui se sont succédé à la tête des Verts, dont Madjer.

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Le cas Aouar et Cherki : « Personne ne doit forcer personne »

Interrogé, par ailleurs, sur le cas des deux joueurs franco-algériens de l'O Lyon qui hésitent encore entre l'Algérie et la France, Riyad Mahrez, confronté au même choix par la passé, pense qu'il ne faut pas mettre la pression sur les deux joueurs. « Cherki est jeune, il faut lui laisser le temps. Ça ne sert à rien de lui parler de l’Algérie ou de la France, laissez-le jouer. Quand il aura envie, s’il veut venir en Algérie, il vient, mais personne ne doit le forcer. Pareil pour Aouar. S’il veut venir, il vient, s’il ne veut pas, c’est son choix. S’il pense qu’il doit jouer en équipe de France, qu’il aille en équipe de France. Personne ne doit forcer personne. S’il vient : bienvenue, on l’accueillera comme tout le monde. S’il va en équipe de France, pas de problème non plus, c’est sa carrière, c’est lui qui choisit. C’est simple », estime-t-il.

« J'étais à deux doigts de signer à l'O Marseille, mon équipe de cœur »

Riyad Mahrez a fait, en outre, une importante révélation sur vie professionnelle. Il a fait savoir qu'il a failli signer chez son « club de coeur », l'O Marseille. C'était avant de rejoindre Le Havre. Il raconte qu'il a fait des essais à la CFA de Marseille. « José Anigo est descendu me voir sur le terrain. Il m'a invité dans son bureau pour m'informer que je l’intéressais et qu'il voulait me faire signer. J'étais hyper content. J'allais signer dans mon club de cœur. Mais quatre jours après, on m'appelle pour m'informer qu'ils ont pris un autre joueur à ma place. C'était Omrani, je pense », se souvient-il. C'est ainsi qu'il a rejoint Le Havre AC, avant de rallier la Premier League.

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« La CAN tous les deux ans et en hiver, c'est aberrant »

Plus loin, Riyad Mahrez a avoué qu'à Manchester City, il avait trouvé beaucoup de difficultés pour se frayer un chemin. Bien qu'il ait réussi à retrouver ses sensations, le capitaine de l’Algérie est confronté à une forte concurrence. Il ne digère d'ailleurs pas l'organisation de la CAN en hiver. « Ils abusent de la mettre en janvier franchement, ils nous tuent. Ils font n’importe quoi. Le football africain parfois n’est pas respecté juste pour des trucs comme ça », estime-t-il. Et d'expliquer : « Ils veulent des CAN tous les deux ans et en janvier ?! Tu quittes ton club pendant un mois et demi, alors que tu as une concurrence de malade mental. Tu les laisses prendre ta place. L’Euro c’est tous les 4 ans, faites une CAN tous les 4 ans et en été, et puis c’est tout, comme on l’a fait en Egypte ».