Décédé le 2 mai dernier à l’hôpital Bichât à Paris, à l’âge de 71 ans, le chanteur algérien d'expression kabyle Idir a été enterré ce mercredi 13 mai à 14h45, au cimetière du Père Lachaise à Paris. Et ce, dans la plus grande discrétion. L'icone de la chanson kabyle reposera « pour l’éternité » en France. 

L’enterrement de l’icône de la chanson kabyle s’est déroulé dans la plus stricte intimité familiale compte tenu des contraintes liées au Covid-19. Seuls quelques membres de sa famille dont sa fille Tanina, étaient présents à ses obsèques.

Sa famille a révélé hier la dernière volonté de l’artiste. Celle d’être enterré en France « auprès de ses enfants ». A travers une déclaration rendue public, la famille Cheriet soutient qu’Idir avait « exprimé auprès de ceux auxquels incombe l’accomplissement douloureux de ses obsèques, la volonté de se faire inhumer en France, auprès de ses enfants ». Il y a quelques jours, la même famille avait indiqué qu’Idir sera inhumé en France à cause de la situation sanitaire du moment.

« Ce vœu formulé, en pleine conscience, a été réitéré, à différents membres de la famille, ayant la légitimité de le faire exaucer » précise la déclaration. La famille d’Idir a invité les fans du chanteur à respecter son testament. « N’ayant aucun doute sur l’attachement que tous lui portez, nous espérons que vous observerez le même respect pour sa dernière volonté » précise-t-on.

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Pour rappel, les nombreux fans du défunt Idir ont exprimé le vœu de voir leur symbole reposer en Kabylie, près des siens. « Tout doit être fait pour que cette icône amazighe retourne à la terre qui l’a vu naître. La seule qui puisse lui être légère,» a-t-on exprimé dans une pétition lancée le 3 mai.

Pour ses inconditionnels, « Idir est désormais un symbole éternel de la chanson et de la culture kabyles. Son décès, intervenu en France, ne doit pas, pour une raison ou une autre, conduire à le priver d’une sépulture dans sa terre natale », arguent les initiateurs de la pétition.

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